L’heure de vendanger a déjà sonné pour certains cantons de Suisse. Dans notre région, les vignerons espèrent s’y mettre dès la semaine prochaine, mais ils dépendent entièrement de la météo. Nous sommes allés à la rencontre de l’un d’eux à Gléresse
Les vendanges ont démarré en avance à Genève. Fin août, les vignerons sortaient déjà leurs sécateurs autour du lac Léman. Côté seelandais, cela devrait arriver à la fin de la semaine ou début de semaine prochaine. C’est quand même tôt, souligne Rémo Giauque, vigneron et œnologue à Gléresse.
Cette différence selon les régions s’explique par le type de cépage, mais aussi la météo, et ce qui est recherché dans le vin. Les vignerons ne peuvent donc pas prévoir trop en avance la date précise du début de la récolte, ce qui peut compliquer l’organisation avec les personnes inscrites pour aider. « On les prévient une semaine avant, et on espère qu’ils soient disponibles », raconte Rémo Giauque.
La pluie et la chaleur influencent la date de début des vendanges. L’absence de pluie assèche les raisins, mais les précipitations accélèrent la propagation de la moisissure. La chaleur quant à elle peut faire baisser un peu trop le taux d’acidité. Les spécialistes de produits viticoles observent donc finement l’évolution de leurs fruits pour prendre les bonnes décisions. Rémo Giauque nous détaille ces réflexions.
La chaleur, mais surtout la sécheresse affectent particulièrement la production de vin, et ces deux facteurs sont toujours plus extrêmes, observe Rémo Giauque. Cela avance souvent la date des vendanges, qui est passée de mi-octobre il y a quelques années à mi-septembre, voire parfois fin août ces dernières années. /jhb









