Le Nouveau Musée Bienne fête un double jubilé. À cette occasion, le NMB présente deux expositions : une pour les 150 ans du Musée Schwab et une deuxième pour les 100 de la gare de Bienne nommée « Jardin d’Eden et ville de l’avenir ». Ces deux expositions vous plongent, d’une part, dans l’histoire du Musée Schwab en visitant son architecture, son jardin ou ses objets de collection et d’autre part, dans le développement de la ville autour des différentes gares qui ont existé à Bienne ainsi que les œuvres de Philippe Robert, l’artiste derrière l’œuvre qui orne la salle d’attente de la gare.
Deux expositions qui se complètent comme l’explique la curatrice de l’exposition des 150 ans du Musée Schwab Ludivine Marquis : « Le bâtiment Schwab, en tant qu’édifice emblématique de Bienne, a suivi l’évolution du développement de la ville ». De plus, le Musée Schwab avait lui-même des projets d’évolution dans les années 20, années durant lesquelles la gare de Bienne se construisait.
Ludivine Marquis : « On remarque l’enthousiasme de développer cette ville avec des institutions marquantes »
« Jardin d’Eden et ville de l’avenir »
Pour le centenaire de la gare, le NMB souhaite proposer une présentation de l’évolution de la ville de Bienne par rapport à l’emplacement de ses gares au fil de l’histoire, ainsi que des œuvres de Philippe Robert. Le nom de l'exposition s’explique avant tout par le contraste entre l’évolution de la ville et le souhait de sauvegarde de la nature exprimé par Philippe Robert, selon Bernadette Fülscher, historienne de l’art et curatrice de l’exposition. « On a d’un côté l’aspect artistique de Philippe Robert et de l’autre côté l’importance de la gare de Bienne pour le développement urbain ».
Bernadette Fülscher : « Le développement urbain de Bienne se déroule en fonction de l’emplacement de la gare »
150 ans du Musée Schwab
Le bâtiment du Nouveau Musée Bienne, pour son anniversaire accueille une exposition sur son histoire. Le jardin du Musée Schwab est également à l’honneur et fait partie de l’exposition. Ainsi, l’histoire de l’architecture, de différentes collections et même des arbres exotiques du jardin sont à découvrir. Ludivine Marquis explique que : « C’est le troisième musée en Suisse à avoir été construit à cet effet ». Après un édifice construit à Bâle et à Genève, c’est donc à Bienne que la culture souhaite s’installer. Un développement étonnant d’après la curatrice de l’exposition, car Bienne n’est pas un pôle culturel à l’époque. « Bienne ce n’est pas vraiment une ville universitaire ni un centre intellectuel comme pouvait l’être Bâle ou Genève ». Mais alors pourquoi à Bienne ? Ludivine Marquis explique qu’il y a eu une émulation avec des personnes qui souhaitait mettre en valeur les arts et éduquer la population. « Un musée est l’endroit idéal pour susciter un intérêt culturel », précise la curatrice.
Une de ces personnes, c’est donc le Colonel Schwab qui, à l’époque, possédait une grande collection d’objets lacustres qu’il a mis à disposition de la ville ainsi qu’une somme de 60'000 francs, une grosse somme pour l’époque, pour le développement d’un musée. Au fil de l’histoire, plusieurs projets d’agrandissement sont régulièrement apportés sans jamais se concrétiser.
Ludivine Marquis : « Le Musée a été construit grâce aux 60'000 francs du Colonel Schwab »
Les expositions ont été vernies ce vendredi et sont ouvertes au public jusqu’au 25 février 2024. /tbu









