Bostryche est sauvée et sollicite à nouveau son public

La librairie indépendante biennoise n'est plus en danger. Elle a atteint le montant espéré ...
Bostryche est sauvée et sollicite à nouveau son public

La librairie indépendante biennoise n'est plus en danger. Elle a atteint le montant espéré sur la plateforme de financement participatif Wemakeit et souhaite doubler son objectif

Catherine Kohler, gérante de la librairie Bostryche à Bienne. (photo : Dominik Rickli) Catherine Kohler, gérante de la librairie Bostryche à Bienne. (photo : Dominik Rickli)

La semaine dernière, la librairie Bostryche lançait une campagne de soutien sur la plateforme Wemakeit pour assurer sa survie. Après cinq ans d’existence, on apprend qu’elle fait face à de lourdes difficultés financières et sollicite un montant d’urgence de 16'000.- pour renflouer sa trésorerie. L’objectif est atteint avec succès en trois jours. Puisqu’il reste près d’un mois pour continuer à récolter des fonds sur la plateforme, ce mardi l’équipe profite de pousser l’objectif jusqu’à 35'000.-. Ce montant supplémentaire permettra de soutenir l’offre culturelle du lieu.

Concernant l’économie du livre, Catherine Kohler confirme : « C’est un problème de financement qui touche toutes les librairies indépendantes. Il n’y a que très peu de marge sur la vente d’un livre. Le marché est précaire pour tout le monde. ». Aujourd’hui, Bostryche représente plus qu’une librairie dans le paysage culturel biennois. Café et espace de rencontre, elle organise également des lectures, des vernissages ou des concerts. Pour Catherine Kohler, si la priorité reste de vendre des livres, diversifier l’offre est une nécessité pour survivre. Dans ce contexte, le financement participatif représente une solution ponctuelle qui fait du bien mais ne permet pas de pérenniser les finances de la librairie à moyen terme.

Catherine Kohler : « C’est parfois plus facile de vendre dix cafés à quatre francs qu’un livre à 40 francs »

La librairie Bostryche prévoit aujourd’hui de créer une association pour distinguer les activités culturelles de la librairie de la vente des livres. Par ce biais, elle espère à l'avenir pouvoir obtenir plus aisément des subventions publiques, comme c’est notamment le cas pour les librairies indépendantes genevoises. /cro


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