Les derniers jours de Kim Seiler au CJB

Au service du Conseil du Jura bernois depuis sept ans, l'actuelle secrétaire générale quittera ...
Les derniers jours de Kim Seiler au CJB

Au service du Conseil du Jura bernois depuis sept ans, l'actuelle secrétaire générale quittera prochainement ses fonctions pour s'offrir une plage de liberté avant de débuter une nouvelle aventure professionnelle. Rencontre 

D'origine neuchâteloise, Kim Seiler a pu garder une distance émotionnelle bienvenue lors du traitement de dossiers chauds au CJB, ceux liés à la Question jurassienne notamment. (Photo : CJB). D'origine neuchâteloise, Kim Seiler a pu garder une distance émotionnelle bienvenue lors du traitement de dossiers chauds au CJB, ceux liés à la Question jurassienne notamment. (Photo : CJB).

C’est une belle page qui s’apprête à se tourner au Conseil du Jura bernois (CJB). La secrétaire générale de l’institution, Kim Seiler, a la tête dans les cartons. Elle quittera son poste tout prochainement après sept ans de bons et loyaux services. A la base de sa décision, l’envie de prendre du temps pour elle, mais pas de lassitude, assure-t-elle. Kim Seiler défend jusqu’au bout le CJB, un organe qui n’est « ni un privilège, ni une coquille vide comme certains l’entendent ». Une institution pourtant toujours assez floue aux yeux de la population. « Il est sûr que le CJB est difficile à expliquer, aussi parce qu’il n’a pas d’équivalent ailleurs. L’institution n'est pas un privilège accordé à une minorité. La législation bernoise nous permet d’avoir des compétences spécifiques. Il y a les subventions, mais pas seulement : la participation politique est très intéressante. Elle permet au Jura bernois de donner sa voix dans les procédures de consultation par exemple. »

Expliquer, communiquer, rendre ce Conseil du Jura bernois plus clair et plus proche des citoyens : c’est l’un des gros chantiers auquel devra s'atteler Jessica Schöpfer, nouvelle secrétaire générale qui prendra ses fonctions au 1er décembre. Kim Seiler se réjouit d'avoir pu poser les premiers jalons de ce nécessaire effort de communication. Des capsules vidéo ont été élaborées tandis que des séances ont été ouvertes au public, avec un certain succès. Reste que le CJB a aussi des compétences exécutives, ce qui explique que tout ne peut pas être présenté à la population. Kim Seiler ajoute que le travail doit aussi se faire en profondeur, chez les citoyennes et citoyens, pour les intéresser davantage à la politique. 

De son expérience au CJB, Kim Seiler gardera la confiance qui lui a été témoignée, la bienveillance de ses collègues. « Aujourd’hui, je peux dire que je connais mieux le Jura bernois que mon propre canton, celui de Neuchâtel », s’amuse-t-elle. Ses origines lui ont d'ailleurs permis de garder une bienvenue distance lors de débats parfois houleux, sur fond de Question jurassienne notamment. 

Après son retrait dans quelques jours, la future-ex secrétaire générale profitera d'un temps de liberté pour se ressourcer avant d'entamer une nouvelle expérience professionnelle chez Swiss Olympic à Ittingen. « C’est une magnifique opportunité qui me permettra de travailler dans le domaine du sport, une de mes passions, tout en apprenant l’allemand », se réjouit-elle. Un nouveau départ. /oza


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