Être attentionné, c’est ce qu’encourage la FSA, la Fédération suisse des aveugles et des malvoyants, pour aider les personnes concernées. Ce dimanche, c’était la Journée internationale de la canne blanche. La FSA menait à travers la Suisse des activités de sensibilisation pour essayer d’améliorer le quotidien des personnes aveugles et malvoyantes. Même si la section Bienne et Jura bernois a décidé de ne pas participer à cette journée, elle s’investit pour améliorer les conditions des personnes concernées. Esther Garo travaille pour la défense des intérêts de la section régionale de la FSA. Son objectif, c’est de travailler avec les autorités, les planificateurs urbains ou encore les architectes pour prendre en compte les besoins des personnes aveugles et malvoyantes. « Si la ville de Bienne planifie un nouvel aménagement, elle commence par parler avec moi pour prendre en compte les besoins des personnes aveugles et malvoyantes », explique Esther Garo. Les autorités de la ville, mais aussi du canton et les architectes sont de plus en plus proactifs et entre en contact avec elle pour discuter des intérêts des personnes concernés au début des différents projets. « Si l’on est impliqué depuis le début, c’est aussi mieux pour l’aspect esthétique final. C’est mieux que de venir à la fin et de juste faire quelque chose pour faire quelque chose », précise la représentante des intérêts de la FSA Bienne Jura bernois. Comme exemple, elle donne la réalisation de la gare de Nidau, pour laquelle les autorités l’ont contactée au début du projet.
Esther Garo : « Il y a beaucoup d’exemples positifs, mais encore beaucoup de choses à améliorer »
Un aspect qui est encore nécessaire, selon Esther Garo, c’est le respect des normes en vigueur lors de la construction de nouveau bâtiment, mais également les réflexions quant aux différents obstacles existants qui peuvent se révéler dangereux ou contraignants pour les personnes handicapées de la vue. Elle soulève également un autre point à améliorer : les obstacles sur les places publiques, les trottoirs et les lignes de guidages. « Il y a toujours des choses qui obstruent le passage comme des tables ou des chaises aux abords des restaurants, des panneaux publicitaires, les usagers de la chaussée qui se garent sur les trottoirs ou les lignes de guidages, mais aussi des personnes qui ne savent pas pourquoi il y a des traits blancs au sol et qui restent dessus », regrette Esther Garo. De ce point de vue, elle estime qu’il y a encore beaucoup de sensibilisation à faire. /tbu









