La commune, la Bourgeoisie et le Parc Chasseral ont étudié l’état de santé de tous les arbres de ces tronçons pour définir lesquels posaient notamment des risques sécuritaires. 25 individus vont devoir être abattus et plus du double seront replantés
Des arbres trop vieux et qui posent des risques pour la sécurité vont être abattus à St-Imier. La commune a présenté ce mardi ce plan qui concerne 12 allées. Elle a été approchée il y a quelques années par la Bourgeoisie, propriétaire des terrains en question, qui s'inquiétait de l'état de certains végétaux. La volonté des deux entités était claire : réussir à sauvegarder ces allées qui sont une composante marquante du paysage et qui revêtent une importance particulière.
Le Parc Chasseral a été approché et s’est associé à la démarche. Les spécialistes ont étudié chaque arbre individuellement selon plusieurs critères, parmi lesquels les services rendus à la biodiversité ou encore le risque sécuritaire pour les promeneurs. Cette analyse réalisée, 25 arbres problématiques ont été identifiés et seront prochainement abattus. En contrepartie, 55 autres seront replantés. Reconnaissant que les passants pourraient être surpris dans un premier temps, le conseiller municipal en charge de l’urbanisme et de la mobilité tient à rassurer : sur le long terme, l’effet sera bénéfique, explique-t-il.
Marco Pais Pereira : « Une stratégie a été pensée »
La biodiversité non plus ne devra pas se montrer trop impatiente. Des arbres récemment plantés ne peuvent pas fournir les mêmes services à la faune et à la flore que des individus présents depuis des décennies. Mais Anatole Gerber, chef de projet pour le Parc Chasseral, tient à rappeler qu’une réflexion est menée avant de prendre la décision d’abattre.
Anatole Gerber : « C’est une pesée des intérêts »
Difficile à l’heure actuelle toutefois de dire si d’autres arbres devront encore être abattus à l’avenir pour les mêmes raisons. « Ce n’est pas impossible », reconnaît Anatole Gerber. Une chose est en revanche sûre : les individus replantés devront, eux, pouvoir s’adapter aux conditions imériennes tout en étant capables de résister aux futures perturbations provoquées par le changement climatique. Pas question donc de voir des palmiers pousser le long de ces allées, rassure Anatole Gerber ; il s’agira d’essences régionales dénichées à la pépinière cantonale de Lobsigen.
Enfin, quant au budget alloué pour ces mesures, il se monte à 40'000 francs. La commune, la Bourgeoisie ainsi que le Fonds suisse pour le paysage participent tous financièrement à cette opération. /amo









