Les eaux du canton de Berne mises à rude épreuve

Réchauffement climatique et pollution des sols, les eaux superficielles et souterraines sont ...
Les eaux du canton de Berne mises à rude épreuve

Réchauffement climatique et pollution des sols, les eaux superficielles et souterraines sont mises à mal, selon un rapport du canton de Berne. Le lac de Bienne n'est pas épargné

L'eau du lac de Bienne est aussi touchée par cette problématique. (Photo d'archives). L'eau du lac de Bienne est aussi touchée par cette problématique. (Photo d'archives).

Les eaux superficielles et souterraines dans les régions à forte densité de population ou caractérisée par une utilisation intensive du sol sont mises à rude épreuve. « Dans les zones de grandes cultures, de nombreux petits et moyens cours d’eau continuent de présenter de fortes concentrations de nitrates ou de produits phytosanitaires. Dans ces zones, les eaux souterraines contiennent également des charges trop élevées de nitrates des résidus de pesticides », détaille un rapport sur l’état des eaux 2019-2022 de l’Office des eaux et des déchets dans le canton de Berne. Selon Claudia Minkowski, cheffe de division à l’Office des eaux et des déchets, il est nécessaire de prendre des mesures pour protéger les eaux, ceci par le développement des installations de stations d’épuration ou en réduisant l’utilisation de fertilisants agricoles et de produits phytosanitaires.

Le lac de Bienne n'y échappe pas

L’augmentation de la température des eaux entraîne d’autres problèmes, tels que la modification des espèces présentes et la raréfaction des organismes les plus sensibles. Le lac de Bienne n'y échappe pas: son eau se réchauffe au fil des années et il est envahi par la moule quagga. L'espèce invasive est une véritable menace pour la biodiversité. Outre ces changements écologiques, les moules quagga engendrent un impact également économique, car elles sont capables de se fixer dans des conduites d’eau et de les boucher. Comme le précise le rapport, il faut absolument éviter qu’elles soient transportées vers d’autres plans d’eau pas encore colonisés. Le Conseil-exécutif du canton de Berne s’est prononcé à ce sujet et aimerait instaurer un nettoyage obligatoire des embarcations. Mais pour la cheffe de division à l’Office des eaux et des déchets, il existe des solutions pour pallier à ces problèmes. « On a fait beaucoup d’efforts au fil des années pour améliorer la situation. La qualité, aujourd’hui, dans le lac de Bienne n’est pas trop mal », estime Claudia Minkowski.

Ruisseaux et cours d'eau impactés

L'agriculture intensive affecte lourdement la qualité des ruisseaux du Seeland. Dans le Jura bernois, ce sont les déversements d’eaux usées qui impactent la qualité de l'eau. « Dans la région du Seeland, c'est principalement l'agriculture qui affecte la qualité des eaux superficielles et souterraines avec des résidus de produits phytosanitaires. Dans le Jura bernois, ce sont plutôt les résidus des eaux usées des stations d’épuration qui affecte la qualité des eaux », explique la cheffe de division à l’Office des eaux et des déchets.

Le rapport complet peut être consulté sur le site du canton de Berne. /mbe


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