Accompagner une personne en fin de vie, c’est une question qui peut potentiellement concerner tout le monde. Le cours « Derniers secours » organisé par les paroisses de Bienne samedi était destiné à fournir des outils pour pouvoir se préparer au thème de la mort
Comment accompagner une personne en fin de vie, quels sont les gestes et les paroles à avoir, comment se préparer à la mort ? A l’approche de la Toussaint et de la fête des morts, les paroisses Réformée et Catholique Romaine de Bienne proposaient un atelier « Derniers secours », organisé samedi à Bienne. Sur la même idée que les premiers secours, le concept a été imaginé par Georg Bollig, un médecin allemand spécialisé en soins palliatifs, pour fournir des outils aux proches d’une personne en fin de vie.
Questions concrètes et existentielles
« Face à la mort, les questions se bousculent, explique la pasteure biennoise Ellen Pagnamenta. Qu’y a-t-il à faire quand on ne peut plus soigner ? Que se passe-t-il sur le plan physique, psychique, spirituel, social ? Sans oublier les questions existentielles : qu’est-ce qui compte vraiment dans la vie ? »
« Face à la mort, nous partageons la même humanité, la même insécurité »
Les derniers soins, c'est quoi ?
L’atelier organisé à Bienne avait lieu en présence de Cornélia Faivet, infirmière spécialisée en soins palliatifs ainsi que la pasteure biennoise Ellen Pagnamenta, elle-même formatrice en derniers secours. Le but du cours : apprivoiser la mort comme faisant partie de la vie et trouver les mots pour l’aborder en famille et avec les enfants. Mais il était aussi question de thématiques très concrète : comment agir face à la douleur et la souffrance ? Vers qui se tourner en tant que proche pour discuter des moyens de soulager ces souffrances tant physiques que morales ? Des pistes de réflexion étaient apportées.
Souhait rarement exaucé
En Suisse, 70% des personnes concernées souhaitent mourir accompagnées à la maison. Dans la réalité, seules 20% d’entre elles décèdent chez elles, et 80% décèdent à l’hôpital ou dans les EMS. Ellen Pagnamenta croit en l’importance de créer des communautés, un vœu qui pourrait se réaliser puisque, comme elle l’explique : « l’évolution démographique nous amène à constater que les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses et qu’il existe de moins en moins de personnes qui peuvent les soigner, ajoute la pasteure. D’où l’importance de créer des communautés d’entraide, entre voisins, dans les communes, dans les communautés religieuses ». /comm-jse









