Stationner gratuitement aux Prés-d'Orvin, c'est fini. Les automobilistes devront, dès mercredi, sortir leur porte-monnaie pour laisser leur véhicule sur les parkings. Ce changement de régime intervient après l'acceptation du principe par les assemblées municipales d'Orvin et de Nods en juin 2021 déjà. Il doit permettre de financer les mesures d'entretien et de déneigement des places, expliquent les communes d’Orvin, de Nods et le Parc Chasseral dans un communiqué conjoint.
Les trois entités sont regroupées au sein de l’Association Parking Les Prés-d’Orvin (APO), chargée de veiller au bon respect des directives. Son rôle sera aussi de gérer le trafic en cas de grosse affluence. « Le but n’est pas d’interdire mais le processus de fermeture est déjà en place, explique Cyril Gros, chargé de projets en mobilité au Parc Chasseral. Cela a déjà dû être fait lors de grosses fréquentations, parce que, quand il n’y a plus de places disponibles, on ne peut pas parquer les gens ». Le passage à un stationnement payant permettra aussi de rétribuer les personnes chargées de la gestion du trafic dans ces moments-là. Délimiter clairement les emplacements mettra par ailleurs fin aux conflits qui peuvent éclater entre utilisateurs et agriculteurs à cause du parking sauvage, ajoute Cyril Gros.
« Les montants ne sont pas extrêmement élevés »
Concrètement, les usagers devront débourser deux francs pour la première heure puis un franc pour toute heure supplémentaire. Le tarif est néanmoins plafonné à six francs pour une journée complète de stationnement.
Il ne faut toutefois pas s’attendre à voir pleuvoir les amendes dès mercredi, rassure Cyril Gros. Dans un premier temps, les responsables feront preuve d’une certaine clémence envers les contrevenants.
« Il faut s’attendre à un régime, dans les premiers temps, où des avertissements seront donnés »
Pas de quoi effrayer la clientèle
Quant à savoir si le coût du parking pourrait retenir les usagers à se rendre aux Prés-d’Orvin cet hiver, Cyril Gros n’y croit pas. Il explique que, dans un futur proche, la station ne sera d’ailleurs pas la seule à passer en régime de stationnement payant. Un concept similaire est en gestation du côté des Bugnenets-Savagnières. « Les risques sont assez limités », ajoute-t-il, précisant que, durant les deux dernières saisons, des essais ont été menés et qu’ils n’ont pas mis en lumière une éventuelle baisse de fréquentation.
Le chargé de projets relève en outre que, selon la clé de répartition, l’argent collecté permettra aussi de financer les transports publics. La ligne Bienne-Les Prés-d’Orvin est amenée à se développer dans le futur selon les travaux de la Conférence régionale des transports, indique Cyril Gros. /amo










