Les autorités ont récemment réuni les professionnels de l’enfance autour de la table pour échanger sur les besoins des enfants en cas de situations difficiles ou de détresse. Le constat est que l’offre de soutien psychologique dans la région ne suffit pas à couvrir les besoins
Comment soutenir au mieux les enfants en cas de situations difficiles ou de détresse ? La Ville de Bienne s’est emparée de la question en invitant les écoles et les nombreux partenaires autour de l’enfance à une conférence la semaine passée.
La conseillère municipale en charge de la formation, de la culture et du sport de la cité seelandaise était l’invitée de La Matinale ce vendredi. « Il est bon de savoir qui est la personne avec laquelle on collabore et en quoi consiste exactement son travail », estime Glenda Gonzalez Bassi.
Les situations qui impliquent les enfants sont toujours plus complexes. « On est toujours dans l’urgence, notamment parce que nous manquons de places dans les différentes structures spécialisées de la région », ajoute la conseillère municipale. Résultat, la prise en charge ne peut plus se faire dans des délais optimaux et cela rend la mission de l’école plus difficile.
Glenda Gonzalez Bassi : « Les familles en souffrent, surtout les enfants »
Moyens limités
Reste que les professionnels de l’enfance sont toujours plus sous pression avec des conditions de travail qui se dégradent. Le Réseau d’aide aux écoles permet ainsi de connaître les limites et les contraintes de chacun pour éviter notamment « d’avoir des attentes qui ne peuvent pas être réalisées ».
La question passe en outre dans les mains des décideurs politiques. « Nous sommes en réflexion avec la direction de l’action sociale et de la sécurité pour voir quelles sont les possibilités d’augmenter les places dans les différentes structures ainsi que l’accès aux services spécialisés ». /ddc









