Plusieurs unités du Jura bernois ont lancé lundi dernier une journée de recrutement pour attirer de nouveaux éléments dans leurs rangs. A Court ces dernières années, ce sont surtout des femmes qui ont répondu à l’appel
C'était une première pour de nombreux corps de sapeurs-pompiers volontaires du Jura bernois. Une journée de recrutement s'est tenue lundi dernier. Si ces événements sont courants, la nouveauté résidait dans le fait que presque toutes les casernes de la région ont accueilli des intéressés à la même date. D'ordinaire, chaque corps s'organise de son côté.
L'objectif de cette manœuvre était clair : tenter de créer une émulation autour du recrutement de futurs sapeurs-pompiers volontaires, explique le commandant du CSP Montoz André Gyger. Chaque unité organise toutefois la journée comme elle le souhaite. A Court par exemple, chaque habitant ayant atteint l’âge de 21 ans se voit obliger de prendre part à cette journée. Un système qui a permis de combler des manques au sein de l’effectif, reconnaît André Gyger.
André Gyger : « Sur ces trois dernières années, treize personnes ont été incorporées au CSP Montoz »
Fanny Känzig de Court fait partie de ces treize personnes recrutées récemment par le corps des sapeurs-pompiers de Montoz. C’est par volonté de s’engager pour son village que la jeune femme de 22 ans a décidé de sauter le pas.
Fanny Känzig : « C’est aussi toujours sympa de revoir des gens du village »
A Court, de plus en plus de pompiers au féminin
Comme Fanny Känzig, de nombreuses femmes ont décidé de rejoindre les rangs du CSP Montoz ces dernières années. Une situation qui ne déplaît en tout cas pas à la jeune Courtisane : « Je me sentirais presque plus mal à l’aise s’il n’y avait que des hommes et que je serais la seule ‘nana’ là au milieu », indique-t-elle. Elle précise par ailleurs que de nombreuses volontaires garnissaient déjà les rangs de l’unité à son arrivée.
Sur les treize dernières personnes recrutées par le CSP Montoz, huit sont des femmes, reprend André Gyger. Le commandant n’explique pas cette situation : « Dans les autres régions, je sais que les femmes viennent au compte-gouttes. A Court, on a une exception avec une vague féminine qui est venue d’un coup ». Au total, à l’heure actuelle, 33 volontaires (hommes et femmes) garnissent les rangs du CSP Montoz. /amo










