La cheffe du Département de l’action sociale et de la sécurité occupe ses fonctions depuis sept mois. Si elle évoque un bilan positif, elle estime que certains domaines méritent encore d’être améliorés. Et elle compte bien être là pour mener ces chantiers à bien
Natasha Pittet est presque à mi-mandat. La conseillère municipale biennoise a pris ses fonctions au début du mois d’avril. Pour rappel, elle a accédé à l’exécutif communal après la démission de sa collègue de parti, Silvia Steidle. Ce lundi, la libérale-radicale a tenu à faire un point sur ses actions après sept mois à la tête du Département de l’action sociale et de la sécurité.
Globalement, Natasha Pittet tire un bilan positif depuis son arrivée. Revenant sur les points-clés de son mandat jusqu’ici, elle évoque le prolongement des ouvertures des terrasses biennoises l’été, la création d’une aire de transit pour les gens du voyage ou encore l’organisation de la journée d’action contre la pauvreté et la précarité comme pistes de satisfaction. Mais ce qui l’a davantage marqué depuis sa prise de fonctions, ce sont les contacts qu’elle a pu nouer avec les acteurs d’autres institutions en dehors de la cité seelandaise : « C’est très important pour Bienne en tant que ville d’être présente sur la scène cantonale et nationale », argumente-t-elle.
Néanmoins, tout n’est pas rose non plus et Natasha Pittet le reconnaît. Parmi les chantiers qui vont l’occuper ces prochains mois : le secteur de la migration et plus particulièrement le renouvellement des permis B. Des procédures qui sont encore trop longues et qu’il convient d’accélérer, explique la conseillère municipale : « Quand on sait que les personnes qui viennent de pays tiers, comme on les appelle, doivent renouveler chaque année leur permis… S’ils doivent attendre chaque année de nombreux mois, avec les problèmes administratifs que cela cause, ce n’est pas satisfaisant », explique l’élue. Des mesures sont actuellement mises en place pour répondre à ce problème, reprend la libérale-radicale.
Au final, Natasha Pittet se sent « étonnement bien » dans son rôle de conseillère municipale, elle qui était restée 11 ans au législatif communal. Si elle reconnaît qu’elle peut désormais moins intervenir lors des séances du Conseil de ville, cet aspect militant de la politique ne lui manque pas : « Je cherchais toujours des solutions avec les gens d’en face ou d’à côté. Donc cette recherche du consensus ‘à la suisse’ au sein du gouvernement me correspond bien », avoue-t-elle.
Natasha Pittet est prête à repartir pour un tour. Pour rappel, les prochaines élections communales biennoises se tiennent en septembre 2024. Et la libérale-radicale compte bien être de la partie : « J’ai toujours dit que si je venais, ce n’était pas que pour 15 mois au Conseil municipal ». Et la mairie ? Est-ce un défi qui l’intéresse ? « Je serai candidate, probablement. On n’en n’a pas encore formellement discuté. Le peuple décidera », lâche-t-elle.
Les langues comme moteur de l’intégration
Cette invitation à la presse a aussi été le moyen pour Natasha Pittet de présenter le prochain événement mis sur pied au sein de son département. Il s’agit du forum Migration et intégration. Ce dernier se tiendra jeudi au Palais des Congrès.
Cinq tables rondes seront organisées durant cette soirée. Elles traiteront de différents aspects liés au thème « langues et intégration ». Déléguée biennoise à l’intégration, Tamara Iskra justifie ce choix par le fait que de nombreuses questions linguistiques n’ont pas encore été discutées dans ce cadre. L’utilisation du langage simplifié, les défis de grandir dans un contexte multilingue ou encore le bilinguisme et l’insertion dans le monde professionnel sont autant de sujets qui seront abordés à l’occasion de ce 5e forum. L’an dernier, quelques 350 personnes y avaient pris part. /amo









