Les écoles de Bienne, entièrement équipées sur le plan numérique. Le projet DiAna, pour digital et analogue, est arrivé à son terme. Son objectif était d’équiper les 63 bâtiments scolaires de la ville de support numérique. Les autorités biennoises l’ont présenté ce mardi en conférence de presse. Ce programme s’inscrit dans l’émergence de l’informatique. La Ville a donc voulu intégrer cela dans le cursus scolaire pour préparer au mieux les élèves pour leur avenir.
L'égalité des chances comme motivation
Ce projet, qui avait été approuvé par les Biennois en votation populaire en mai 2019, s’inscrit également dans une optique d’égalité des chances, comme l’explique Glenda Gonzalez Bassi, la directrice de la formation de la Ville de Bienne : « Le devoir de la Ville de Bienne, c’est d’avoir un enseignement qui donne accès à tous les élèves de la même manière, quelle que soit leur origine, leurs possibilités sociales ou économiques, du moment qu’ils sont biennois ». L’aspect numérique s’inscrit donc également dans cet aspect. « Un téléphone portable et un ordinateur ce n’est pas pareil », ajoute-t-elle. La compréhension du monde numérique diffère donc du type d'appareil et de son utilisation. Avec le projet DiAna, la Ville veut ainsi garantir l’accès à cette compréhension à tous.
Glenda Gonzalez Bassi : « Aujourd’hui, le numérique c’est comme un autre alphabet qu’il faut maîtriser »
Le but du projet DiAna n’est pas de remplacer les cours habituels par des leçons d’informatique. Il s’agit avant tout d’un outil pour les élèves et les enseignants qui permettent une plus-value au travail effectuer. Glenda Gonzalez Bassi explique par ailleurs que la matière ne va pas changer. « Le plan d’étude est notre base et c’est ce qu’on va transmettre. DiAna soutient avec des outils et des instruments cet apprentissage ».
Glenda Gonzalez Bassi : « ce n’est pas sur le contenu, mais plutôt la forme et la réflexion qu’on implémente cette collaboration »
Ce projet a été mis en place pour les élèves à partir de l’école primaire, soit la 3e Harmos. On peut donc se demander si ce n’est pas un peu tôt pour un enfant de 7 ans d’être déjà confronté au numérique. La directrice de la formation de la Ville de Bienne répond que : « Il faut être réaliste. Le numérique a envahi notre vie quotidienne ». Glenda Gonzalez Bassi ajoute : « C’est une opportunité pour que, dès les premières années d’école, on puisse utiliser le numérique à bon escient ».
Un projet à long terme
Même si la phase initiale est maintenant terminée et que les 63 bâtiments scolaires biennois sont équipés, ce n’est pas pour autant qu’il ne reste plus rien à faire. Hélène Mourgue d’Algue, responsable du Département Informatique et logistique de la Ville de Bienne, explique qu’il reste encore des thèmes à traiter, comme le développement du système d’un point de vue pédagogique et l’évaluation du système par les enseignants. « Le prochain objectif, c’est d’étendre l’outil DiAna à la pédagogie en général », précise-t-elle. Un autre challenge, c’est le renouvellement du parc informatique lorsque les outils seront dépassés. Hélène Mourgue d’Algue explique que : « le but, ce n’est pas de les changer tous les trois ans. Les appareils ont tout de même un cycle de vie limité. Mais dans un souci d’écologie, on essaye de les garder le plus longtemps possible ». Elle estime tout de même que les appareils ont une durée de vie de 6 ans. Les premiers ayant été installé en 2020, l’échéance approche. /tbu









