Des premiers secours en santé mentale pour aider les personnes fragiles

L’idée étant d’apprendre à reconnaitre quand quelqu’un ne va pas bien et réagir en conséquence ...
Des premiers secours en santé mentale pour aider les personnes fragiles

L’idée étant d’apprendre à reconnaître quand quelqu’un ne va pas bien et réagir en conséquence. La formation sera dispensée dès janvier par la paroisse réformée de Corgémont-Cortébert

Des cours de premiers secours en santé mentale ont déjà été donnés en Suisse alémanique, « c'est la première fois que le module adulte est organisé en Romandie », déclare David Kneubühler Des cours de premiers secours en santé mentale ont déjà été donnés en Suisse alémanique, « c'est la première fois que le module adulte est organisé en Romandie », déclare David Kneubühler

Aider les autres pour se renforcer soi-même, c’est l’idée des cours de premiers secours en santé mentale. La formation est proposée dès janvier par la paroisse réformée de Corgémont-Cortébert. L’objectif étant d’apprendre à reconnaître quand une personne ne va pas bien, de réagir en conséquence, mais aussi de libérer la société de ce tabou autour de la santé mentale. Un tabou bien souvent « associé à la folie, au marginal », confie David Kneubühler, pasteur à la paroisse de Corgémont-Cortébert. Selon lui, les cours de premiers secours en santé mentale ont deux grands objectifs « donner quelques outils de détection » et « attirer l’attention sur l’importance de la santé mentale ». 

Les cours d’une durée de deux week-ends seront délivrés par deux formateurs de la méthode ensa. Cette technique est l’adaptation Suisse du programme australien non-religieux « Mental Health First Aid ». Les Eglises réformées Berne-Jura-Soleure ont acquis les droits pour dispenser cette formation, permettant ainsi aux paroisses réformées de l’Ergüel de les proposer dans la région. « Cela fait partie des offres de société pour aller bien, on ne fait pas que les rituels habituels », souligne David Kneubühler.

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La formation n’entend pas « se substituer » aux professionnels de la santé du secteur psychologique, assure le pasteur, « mais on va rediriger vers le secteur ». Cette forme d’entraide permet aussi de « s’aider soi-même parce qu’on réalise qu’il ne faut pas grand-chose pour faire du bien ».

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D’après le pasteur, « entourer la personne, lui manifester de l’empathie ça aide déjà beaucoup à pouvoir aller mieux ». C’est là tout l’objectif de la formation de premiers secours en santé mentale qui ressemble plus à de la détection qu’à un réel processus de soins.

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L’offre n’est pas confessionnelle, elle s’adresse à toutes et tous. Une vingtaine de personnes peuvent s’inscrire pour la première session. Elle se déroulera sur deux week-ends prévus pour janvier et février. La formation reste payante mais différents tarifs s’appliquent. Si l’intérêt des citoyens est au rendez-vous, d’autres créneaux de formation pourraient être proposés à l’avenir. /vfe


 

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