Le téléski de Tramelan est quelque part entre le marteau et l’enclume. En plus des hivers sans neige, depuis cette année, une nouvelle directive pèse sur tous les téléskis de Suisse construits avant 2007 : un plan de remise à neuf complet des installations.
Il a été mis en service en 1962, le Téléski de Tramelan devra donc, comme tous les téléskis de Suisse construits avant 2007, remettre à neuf progressivement toute son installation. Une nouvelle directive appliquée cette année par l’organe des remontées mécaniques suisses. Et financièrement, en plus des mauvaises saisons si elles s’enchaînent, cette règle imposée pèse lourd sur le petit budget du téléski de Tramelan. « Imaginez que d’ici dix ans, tout devra être remis à neuf. Sans compter les contrôles usuels pour l’autorisation d’exploiter », explique Frédéric Lauber, membre du comité.
« Tout devra être remis à neuf »
Quel avenir du coup si la neige se fait rare ? Un point d’interrogation qui reste en suspens, selon Frédéric Lauber. « A Traleman, nous n’avons pas toute la liberté que d’autres téléskis peuvent avoir, car nous louons les terrains aux paysans qui exploitent ces terres en été », explique-t-il. Pas question donc d’imaginer un bike-park comme à Valbirse par exemple.
« A Tramelan on n’a pas toutes les libertés concernant le terrain »
Mais si cette année encore la neige a fait un petit tour et puis s’en est allée, nulle raison de ruer dans les brancards. « On n’est qu’au début de la saison, plusieurs scénarios peuvent se produire », ajoute Frédéric Lauber, optimiste. D’ailleurs si on regarde d’un peu plus près dans les statistiques du téléski de Tramelan, sur la ligne à côté des jours d’ouverture annuels, on peut apercevoir une lueur d’espoir. « En fin de compte, contrairement à ce qu’on peut penser, on est pas dans une si mauvaise période d’enneigement sur les dernières années », explique Frédéric Lauber. Aux sceptiques quant à cette déclaration, on renverra aux années 2000, qui selon les chiffres tramelots, comptaient déjà pas mal d’années creuses suivies d’autres années records en matière de poudreuse. « C’est sûr que dans les années 60-80, l’enneigement était clairement supérieur. Mais nos années d’aujourd’hui ne sont pas pires que le début des années 2000, avec un important effet yo-yo dans les jours d’ouverture annuels », conlut-il. /jse









