Le culte de Noël de Moutier sera diffusé en direct à travers toute l’Europe. Les paroisses protestantes réformées du PAR8 vous invitent à suivre le lundi 25 décembre la célébration de la naissance de Jésus à la Collégiale Saint-Germain dès 9h15 ou en direct à la télévision dès 10 heures. La RTS avait approché la paroisse réformée de Moutier en juillet déjà pour lui proposer l’opportunité de diffuser son culte en Eurovision. Les pasteurs Caroline Witschi et Quentin Jeanneret présideront la célébration. À quelques heures de la célébration, les deux pasteurs cachent bien leur stress et ont hâte de prendre part à cet exercice qui sort de l’ordinaire. « Nous nous réjouissons de vivre quelque chose ensemble, de vivre quelque chose qu’on ne vit pas deux fois », témoigne Quentin Jeanneret. « Beaucoup de stress aussi, mais le projet m’inspire, me plait et me porte », ajoute Caroline Witschi.
Quentin Jeanneret et Caroline Witschi se réjouissent du culte de lundi.
Un exercice peu commun
« On n’a pas l’habitude de répéter pour un culte », rigole Quentin Jeanneret. Tout doit être parfait pour le jour J. Par ailleurs, la RTS a imposé quelques points pour ne rien laisser au hasard. Le timing en fait partie. « On a la chance de pouvoir disposer d’une heure entière, mais il faut pouvoir la faire vivre et ne pas faire que du bla-bla », explique le pasteur. Il y a aussi eu des questions d’organisation : il a aussi fallu trouver les personnes disponibles le jour du culte, mais aussi pour les répétitions et la mise en place de la célébration. Un dernier point auquel il a fallu penser en amont, c’est le script. Cela fait depuis juillet que les différents membres de la paroisse s’activent pour pouvoir proposer quelque chose de concret et de télégénique.
À cela s’ajoute le défi du contrôle de la pression : « vivre quelque chose dans la sérénité et dans un accueil plutôt que dans le stress, je pense que c’est un défi », explique Quentin Jeanneret.
Et dans la préparation du culte, il y a aussi son lot de défis. Caroline Witschi explique : « Il faut s’adresser au grand public et pas simplement à nos paroissiens habituels de la région du PAR8 ».
Quentin Jeanneret et Caroline Witschi expliquent les défis qui les attendent.
Le culte aura aussi quelques acteurs inhabituels, comme, par exemple, une potière. « Au début, on avait l’idée d’amener un âne, mais ça nous a paru un peu compliqué. On s’est donc ensuite dirigé vers une performance artistique qui nous a paru plus adaptée et plus télégénique ».
À noter encore que ce culte mobilisera une trentaine de techniciens et une cinquantaine de personnes qui feront vivre la célébration pendant une heure. /tbu









