L’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre de l’année passée a marqué un nouveau tournant au Moyen-Orient. Pendant ce temps, en Suisse, les enseignants cherchent à rester objectifs auprès de leurs élèves
L’attaque du Hamas le 7 octobre dernier est à Israël ce que le 11 septembre est aux Etats-Unis. Cet évènement a bousculé le Moyen-Orient mais aussi les programmes scolaires. Jacques Diacon est enseignant au secondaire du district de La Neuveville et coordinateur d’histoire de la Commission des moyens d'enseignement du canton de Berne. Il a choisi d’avancer l’apprentissage du conflit au Moyen-Orient au retour des vacances d’automne, un peu plus d’une semaine après l’attaque du Hamas du 7 octobre en Israël. Enseigner le conflit israélo-palestinien tout en restant objectif n’est pas une mince affaire.
Jacques Diacon : « Par rapport à ce qu’il se passe maintenant, il est important d’enseigner le contexte historique »
En 11e année, les écoles romandes utilisent le livre « Histoire de l’autre ». En 2002, six enseignants d’histoire des deux côtés du conflit relatent trois évènements historiques des points de vue israélien et palestinien : la déclaration Balfour, la guerre de 1948 et l’Intifada palestinienne de 1987. L’ouvrage n’est accepté par aucune des instances éducatives officielles des deux pays en conflit. Elle est toutefois validée par des experts et des historiens. Ce livre aide à rester objectif sur un conflit qui peut être très émotionnel et qui concerne parfois les élèves directement. En plus du livre « Histoire de l’autre », les élèves ont accès à des supports numériques.
Jacques Diacon : « En tant qu’enseignant, on est à l’écoute des élèves et en fonction des réactions, on se rend compte des aménagements qu’il faut encore faire »
Pour Jacques Diacon, les enseignants ne doivent pas prendre position : « Il faut vraiment essayer d’être très clair au niveau des élèves, comme quoi on n’est pas en train de donner un avis personnel par rapport à un conflit mais on essaie de faire part de toutes les difficultés qui se cachent derrière un tel évènement ». /ehe









