« C’est un soulagement ». Ces mots sont ceux d’Andreas Blank, président du conseil d’administration de Sucre Suisse SA. Ce mardi à Berne deux initiatives cantonales soutenant la branche ont été acceptées par une commission du National. Car si rien n’était décidé, la cloche de verre qui protège le secteur allait être caduc à la fin 2026. En jeu, deux mesures : la protection douanière face à la libéralisation du marché européen et une augmentation des subventions de la Confédération.
« Si les mesures restent similaires ou égales à maintenant, on est persuadé qu’on puisse maintenir la production du sucre en Suisse »
Ces mesures doivent être pérennisées pour offrir de la sécurité au secteur et permettre à la Suisse d’être parée pour le cas où le taux d'auto-approvisionnement chuterait soudainement, demandent les initiatives des cantons de Berne et de Thurgovie. Le but étant que le taux d'auto-approvisionnement reste au niveau actuel d'environ 70%. « Théoriquement, si on n’avait pas eu ce soutien politique (…) ça pouvait vraiment mettre en danger la production du sucre en Suisse » explique Andreas Blank. Sans soutien à long terme, la production suisse de betteraves sucrières, plus écologique que celle étrangère selon ses partisans, continuerait à baisser. Les deux sucreries d'Aarberg et de Frauenfeld (TG) ne seraient plus exploitées à pleine capacité, ce qui mettrait leur existence en péril.La commission de l'économie du National a donné son feu vert par 14 voix contre 6 et 5 abstentions, respectivement 15 voix contre 7 et 3 abstentions, indique un communiqué des Services du Parlement publié mardi. La commission soeur du Conseil des Etats va désormais élaborer un projet de loi dans un délai de deux ans. / ats-jse-sbo









