Vaciller pour mieux résister

« J’aime ce qui vacille ». Le titre du 11e roman de Rose-Marie Pagnard qui vient de paraître sort aussi de la bouche de l’un de ses personnages. « Ce qui est vacillant résiste mieux », à l’instar des personnes frappées par un drame. C’est le cas de l’auteure jurassienne, qui a perdu sa fille dans la drogue et la maladie. Elle puise dans son histoire personnelle pour construire les trois caractères principaux de son récit, la mère Sigui, le père Illmar, et la fille Sofia, disparue, mais omniprésente. Le récit n’est toutefois ni sombre, ni sinistre. C’est un poème d’amour, nous dit l’écrivain.

 

Une prison qui s’ouvre à l’autre

Sigui et Illmar, qui viennent de perdre leur fille après des années d’errance dans la drogue et la maladie, vivent dans l’isolement du 7e étage de leur immeuble. Dans une tentative de se raccrocher à la vie, le père décide d’organiser un bal et d’inviter ses voisins. Le couple va alors être confronté à leurs vies, avec tout ce qu’elles comportent parfois de chaotique. Un moyen d’alléger sa peine.

« J’aime ce qui vacille » vient d’être publié chez Zoe. Rose-Marie Pagnard sera par ailleurs présente aux Journées Littéraires de Soleure, au Salon du Livre à Genève et prochainement pour une lecture à la FARB à Delémont. /iqu


 

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