Les concurrents de François Vorpe inquiets

Quatre entreprises régionales de pompes funèbres ont adressé une lettre jeudi aux autorités ...
Les concurrents de François Vorpe inquiets

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Quatre entreprises régionales de pompes funèbres ont adressé une lettre jeudi aux autorités de Tramelan pour dénoncer le projet de chambre mortuaire. L’entrepreneur de pompes funèbres François Vorpe entend construire une telle infrastructure. Certains citoyens ont déjà fait part de leur préoccupations de voir cet endroit dans les mains d’un seul homme. Aujourd’hui les concurrents interpellent la commune. « En privatisant une chambre mortuaire, un monopole se crée inévitablement » écrivent les entreprises Cano, Monbaron, Theurillat et Comte. Elles admettent que la chambre actuelle aurait besoin d’être rénovée mais nul besoin d’une infrastructure aussi ambitieuse que celle proposée par François Vorpe. Avant tout, ils s’inquiètent de la gestion des lieux. Les signataires voient d’un mauvais œil l’idée de devoir s’adresser à leur concurrent pour savoir s’il y a encore de la place ou aller chercher la clé de la chambre.

 

Difficultés entre concurrents à Diesse
 

La paroisse de Diesse a rencontré plusieurs problèmes avec une chambre mortuaire privée mais le problème est en passe d’être réglé. Les concurrents rencontraient des difficultés à obtenir la clé des lieux mais c’est l’aspect financer qui créait le plus de frictions. Pour déposer un corps dans cette chambre mortuaire, ces entreprises devaient débourser une somme près de trois fois plus élevée que dans une infrastructure publique. Afin de permettre aux familles de choisir sans pression financière, les paroisses ont décidé de prendre en charge la différence de tarifs qui a d’ailleurs été réduite par le propriétaire des lieux.

 

François Vorpe se veut rassurant
 

François Vorpe n’était pas au courant de cette lettre. Mais pour lui, il est primordial que quelque chose se fasse à Tramelan. Il estime d’ailleurs que les signataires de la missive n’ont rien proposé comme projet de rénovation. « Si la commune s’en chargeait, ce serait la plus belle des nouvelles ». François Vorpe assure toutefois que l’infrastructure prévue, si elle devait voir le jour, serait ouverte à tout le monde. Quant aux tarifs, trois fois plus élevés dans certaines structures privées, François Vorpe s’en étonne et assure ne jamais avoir vu de tels écarts. /lcu


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