Plusieurs vices de forme font capoter l’initiative PubliLac. Le texte est jugé irrecevable par les Conseils municipaux de Bienne et de Nidau. Les exécutifs précisent que cette invalidation est une décision juridique et non un jugement politique. Les autorités fondent leur sentence sur deux arguments : premièrement, plusieurs membres du comité d’initiative n’ont pas le droit de vote sur l’une ou l’autre des deux communes. Deuxièmement, le texte propose de maintenir le périmètre du futur quartier d’Agglolac pour inclure la zone verte élargie souhaitée par les initiants. Le Conseil municipal estime que cette requête empiète sur ses prérogatives en matière de planification du territoire. En outre, une initiative est censée introduire une modification de la réglementation et non pas son maintien.
La décision d’irrecevabilité de l’initiative PubliLac a été rendue sur la base d’une expertiste mandatée par les cités seelandaise et nidovienne.
Réaction des initiants
Pour les initiants, les arguments invoqués par les deux Conseils municipaux ne sont pas recevables. Selon eux, aucun règlement ne précisait le lieu de séjour des ayants-droits lors de la récolte des signatures. Un point réglé depuis par la révision du Règlement de la ville de Bienne.
PubliLac est par ailleurs d’avis que l’extension de la zone verte demandée nécessite bien une modification du plan de zone au bord du lac, contrairement à ce qu'indiquent les exécutifs de Nidau et de Bienne.
Pour les initiants d’autre part, les intérêts d’Agglolac pèsent plus lourds que le compromis souhaité par PubliLac. Selon le comité, les deux villes auraient rendu une décision partiale.
Une zone de détente à sauvegarder








