« La situation en Colombie reste tendue »

Ils ont passés trois ans à aider les victimes du conflit armé colombien. La Jurassienne Bibiane ...
« La situation en Colombie reste tendue »

Xavier Allart, Bibiane Cattin et Jaime Leon Sepulveda en Colombie (photo: LDD) Xavier Allart, Bibiane Cattin et Jaime Leon Sepulveda en Colombie (photo: LDD)

Ils ont passé trois ans à aider les victimes du conflit armé colombien. La Jurassienne Bibiane Cattin et son conjoint Xavier Allart ont participé au projet « Semences de Paix » mis sur pied par l’ONG « E-Changer ». De retour d’Amérique du Sud, les deux volontaires ont profité d’organiser une présentation publique qui s’est déroulée vendredi à la salle paroissiale de Cornol avec la présence de leur partenaire colombien Jaime Léon Sepùlveda.

Sur place, leur travail consistait à défendre les droits humains. Bibiane Cattin s’occupait notamment d’accueillir les familles déplacées et menacées par la guerre civile. « Et parce que les journaux ne disent pas toujours la vérité, il fallait également informer le Jura et la Suisse sur ce qu’il se passe là-bas, en Colombie », ajoute-t-elle.

L’un des grands problèmes lié au conflit, selon Xavier Allart, « ce sont les paysans que l’on déplace de force pour des raisons de stratégie militaire ou économique. La Colombie est une terre de pétrole et les problèmes causés par le trafic de drogue sont énormes ».

Soutenir les paysans qui ont été chassés de leurs terres, c’est justement l’une des tâches qui incombait à nos deux volontaires. Ces déplacements forcés ont d’ailleurs marqué Bibiane Cattin, sensible à cette cause en tant que fille d’agriculteur. « Ils doivent tout recommencer depuis la base, ils n’ont plus rien, c’est très dur… Ils manquent de moyens de production, on leur donne une terre, mais c’est tout ».

Voilà maintenant plus de 60 ans que ce pays est en guerre. Xavier Allart précise « que la situation en Colombie reste tendue mais l’espoir est grand. Des dialogues de paix ont été entamés, ce n’est pas la première fois, mais jusqu’à maintenant ils ont toujours échoué ».

Les Colombiens se montrent très méfiants dans leurs discussions et leur vie sociale demeure très limitée, car ils ont peur de sortir le soir ou d’aller à la campagne librement. Le danger guette également ceux qui se sont engagés pour les droits de l’homme et qui sont la cible de menaces de mort. « Les étrangers sont moins exposés, au pire ils sont raccompagnés à la frontière » explique Bibiane Cattin. « En revanche, une personne colombienne comme Jaime Léon Sepùlveda encourt des risques bien plus importants. Si tu gènes, tu reçois des menaces et si tu continues, tu risques la mort », renchérit Xavier Allart. /jpp


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