Première étape pour devenir étalon

La sélection nationale des étalons de la race Franches-Montagnes a lieu vendredi et samedi ...
Première étape pour devenir étalon

La sélection nationale des étalons de la race Franches-Montagnes a lieu vendredi et samedi à Glovelier. Les candidats qui obtiendront les meilleurs résultats passeront ensuite 40 jours au haras national à Avenches où ils seront montés et attelés. À l’issue de ce séjour, les meilleurs deviendront officiellement des étalons reproducteurs de la race. Le rendez-vous de Glovelier est donc une échéance capitale pour les éleveurs. Au total, 65 candidats sont en lice, soit 10 de plus que l’an dernier. 61% des sujets proviennent d’écurie du Jura ou du Jura bernois, un chiffre plutôt stable depuis quelques années. Fait rare par contre : un éleveur italien présente son cheval en cette fin de semaine à Glovelier.

Un système qui fait débat

Le système de sélection actuel est remis en cause. En effet, depuis quelques mois, une pétition circule auprès des éleveurs. À ce jour, elle a récolté environ 350 signatures et durant la sélection de Glovelier, elle était certainement dans tous les esprits. Le texte demande à la Fédération suisse du Franches-Montagnes de revoir les pratiques actuelles. Il déplore certains dysfonctionnements.

Les signataires estiment par exemple que les juges s’influencent car ils peuvent discuter au moment d’attribuer leurs notes. Le test d’Avenches est également très critiqué, jugé trop cher, peu transparent et avec des épreuves trop difficiles. Selon certains éleveurs, il détruirait même le caractère de chevaux calmes.

Une commission pour réfléchir à des améliorations

Les dirigeants de la FSFM ont rencontré une vingtaine de pétitionnaires en août dernier. Suite à cette séance et à différentes discussions, ils ont décidé de créer une commission ad hoc pour analyser et améliorer le processus actuel. Selon Stéphane Klopfenstein, le gérant de la FSFM, ce groupe de travail va être instauré avant l’assemblée des délégués qui a lieu mi-avril. Ses conclusions devraient être rendues d’ici à la fin de l’année. Du coup, si changements il y a, ils n’entreront pas en vigueur avant la sélection de 2017. Mais Stéphane Klopfenstein souligne que, pour lui, le système actuel a fait ses preuves. Il n’y a donc pas lieu de faire de gros changements.

À noter encore que la pétition n’a pas encore été déposée officiellement. Elle le sera peut-être après la sélection de ce week-end. En effet, on peut imaginer que certains éleveurs qui ont signé le texte craignent de voir leurs notes péjorées durant le concours de cette fin de semaine. /sbo


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