Bienne revoit son règlement du personnel et son système salarial pour améliorer son attractivité et sa compétitivité en tant qu’employeur. Le Conseil municipal a présenté jeudi matin son projet final de révision de la loi sur le personnel. Le texte élaboré en 2013 a été mis en pause pendant près d’un an, notamment en raison des difficultés financières de la ville ainsi que du renouvellement du Conseil municipal. Il a depuis été étudié par une commission spéciale du Conseil de ville, et sa mise en œuvre ne devrait rien coûter à la ville.
Une exigence relative à la consultation
Le Conseil municipal répond ainsi à plusieurs prises de positions présentées à l’issue de la phase de consultation en été 2013. Il faut savoir qu’un changement de régime salarial demande en général un investissement de 1,5 à 3 % de la masse salariale, selon la cheffe du personnel Nathalie Leschot, soit entre 1,2 et 3 millions de francs dans le cas présent. Pour atteindre l’équilibre, le Conseil municipal a été contraint de faire des concessions.
Qui paiera le prix de la neutralité financière ?
Il ne peut ainsi plus garantir une retraite à 60 ans pour les employés dont le travail est considéré comme physiquement difficile. Les retraites de tous les collaborateurs seront d’ailleurs touchées, avec un passage de 63 à 65 ans. L’allocation de résidence de 320 francs accordée jusqu’ici aux employés municipaux résidant à Bienne sera quant à elle maintenue pour les collaborateurs actuels, mais elle sera divisée par deux pour les personnes nouvellement engagées.
Des contreparties pour les employés
De nouveaux avantages sont aussi au programme : le droit au salaire en cas de maladie et accident passera d’une année à deux ans, avec une couverture à 80 % la deuxième année. De nouvelles perspectives d’évolution salariales seront aussi au programme et les employés qui ont une famille recevront une allocation d’entretien fixée à 50 francs par enfant.
Le Conseil de ville dira s’il accepte cette révision totale du règlement du personnel et du système salarial cet été. En cas de validation, elle entrera en vigueur au 1er janvier 2017. /ast








