Une sélection nationale sur fond de réforme

Ils sont 57 candidats à défiler depuis vendredi matin sous la neige à Glovelier. Ces étalons ...
Une sélection nationale sur fond de réforme

 Le concours s'est ouvert avec des conditions météorologiques délicates (photo : Georges Henz)

Ils sont 57 candidats à défiler depuis vendredi matin sous la neige à Glovelier. Ces étalons  Franches-Montagnes participent à la première étape de la sélection nationale. La fédération suisse du cheval Franches-Montagnes (FSFM) retiendra les meilleurs éléments qui sont appelés à devenir les futurs reproducteurs de la race.

Pour les éleveurs qui présentent des étalons, c’est le grand jour. Celui qui peut couronner ou au contraire mettre à mal de longues années de travail. « Il y a du stress parce que cela fait quand même trois ans de préparation. On sélectionne les poulains à un an, puis on suit toute leur évolution », explique Armand Froidevaux, éleveur de Saignelégier.

Glovelier : un concours de beauté !

Une fois dans le manège, c’est l’aspect extérieur du cheval qui est évalué par les juges à Glovelier. « On recherche des chevaux bien dans le type Franches-Montagnes. C'est à dire pas trop grand ni trop petit, pas trop massif ni trop fin. On aime un cheval élégant avec des bonnes lignes et beaucoup d'expression. La sélection est très sévère car ce sont des futurs reproducteurs donc ça compte parce que l'on veut un beau cheval », détaille Vincent Monnin, membre du jury.

Pour les éléveurs, l’enjeu est de taille. L'impact économique est important si l'étalon fait partie des chevaux retenus pour devenir reproducteur de la race. « Un cheval vendu comme ongre, ça oscille entre 6'000 et 8'000 francs. S'il est validé comme étalon, ça tourne alors autour de 20'000 francs », confie Armand Froidevaux.

Synthétiser les classements de Glovelier et d'Avenches

Mais il n'y a pas que la taille et la beauté qui compte… Les aptitudes physiques aussi ! Ces dernières seront jugées à Avenches début mars au terme de quarante jours de tests en station réservés aux cadors de Glovelier. Et c'est là que naît un problème à l'origine d'une prochaine réforme qui sera débattue au printemps prochain. En effet, un cheval jugé très beau à Glovelier peut actuellement finir dans les dernières places à Avenches. Or c’est le classement d’Avenches qui désigne les futurs reproducteurs. La réforme envisagée vise donc à davantage harmoniser ces deux classements en proposant un classement de synthèse. Le résultat final d'Avenches tiendrait alors compte des bons ou mauvais points glanés à Glovelier. La durée du stage d’Avenches est aussi remise en cause. Elle est jugée trop longue et trop coûteuse par les éleveurs dans un marché du Franches-Montagnes en perte de vitesse. /jpi

Les mesures de la réforme de la sélection nationale expliquées par Bernard Beuret, président de la FSFM


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