Commentaire: la droite rate son coup au CJB

Les élus de droite au CJB ont voulu évincer le PSA du Bureau de l'institution mercredi soir ...
Commentaire: la droite rate son coup au CJB

Les élus de droite au CJB ont voulu évincer le PSA du Bureau de l'institution mercredi soir, mais tout ne s'est pas déroulé comme prévu

Le Conseil du Jura bernois, basé à La Neuveville, vit un début de législature difficile. (Photo: Google Maps) Le Conseil du Jura bernois, basé à La Neuveville, vit un début de législature difficile. (Photo: Google Maps)

 Comment sortir de l’impasse ? C’est la question que doivent actuellement se poser les membres du Conseil du Jura bernois. Mercredi soir, les membres de l’institution ont dû élire leur bureau pour une nouvelle législature. Habituellement simple formalité, cette procédure s’est transformée en offensive de la droite pour évincer le Parti socialiste autonome et son candidat à la vice-présidence. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu et l’institution se retrouve avec un demi-bureau à laver son linge en public. Le commentaire d’Alexandre Steiner:

Le sentiment qui domine, c’est que l’UDC et le PLR avaient bien préparé leur coup, mais qu’ils ne s’attendaient pas à ce que le PSJB n’entre pas dans leur jeu. Il suffit de lire les communiqués de presse envoyés jeudi par le groupe bourgeois pour s’en convaincre. Les deux partis jugent incompréhensible le fait que le parti socialiste du Jura bernois soutienne son homologue autonomiste. Il est vrai que ce soutien entre frères ennemis peut surprendre, et pourtant l’explication donnée par Christophe Gagnebin est simple : le PSJB n’a jamais eu la prétention de briguer deux sièges au sein du Bureau, et chaque groupe a le droit de siéger à la présidence, quelle que soit son opinion. Au jeu des suppositions, on peut aussi imaginer que le PSJB n’a pas apprécié de se faire dicter son rôle par d’autres partis. Aujourd’hui, c’est pourtant bien à la gauche que l’UDC et le PLR tentent de faire porter le chapeau de ce « coup d’État » raté, en la disant « tétanisée » devant les autonomistes et « antidémocratique », cette gauche antiséparatiste qui refuse l’élection de l’une de ses membres offerte sur un plateau d’argent. N’en déplaise à la droite, le PSA a vu quatre de ses représentants élus démocratiquement au CJB en mars dernier, il est le quatrième parti en termes d’importance sur un total de cinq que compte l’institution, et son droit à siéger au sein du bureau est tout ce qu’il y a de plus légitime. La gauche l’a bien compris, et il n’y a plus qu’à voir si elle pliera ou non devant les pressions de l’UDC et du PLR. La question n’est pas ici de défendre le PSA, mais bien la crédibilité d’une institution qui peine déjà suffisamment à être prise au sérieux./ast


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