L'accueil d'urgence d'enfants manque toujours de places

Le Conseil du Jura bernois et le Conseil des affaires francophones de l’arrondissement de Bienne ...
L'accueil d'urgence d'enfants manque toujours de places

Le Conseil du Jura bernois et le Conseil des affaires francophones de l’arrondissement de Bienne soutiennent la révision d’une loi cantonale qui vise à harmoniser le placement d’urgence d’enfants. Mais pour les deux institutions, il manque encore quelques mesures

Un groupe de coordination a notamment été mis sur pied pour trouver une solution rapide au manque de places d'urgence. (Photo: archives) Un groupe de coordination a notamment été mis sur pied pour trouver une solution rapide au manque de places d'urgence. (Photo: archives)

Le Conseil des affaires francophones de l’arrondissement de Bienne (CAF) et le Conseil du Jura bernois (CJB) sont au diapason sur le placement d’urgence d'enfants. Les deux institutions ont affirmé jeudi qu’elles soutenaient la révision de la loi sur les prestations particulières d’encouragement et de protection des enfants et adolescents (LPEP). Ce projet a été mis en consultation par les autorités cantonales au mois de mai.

Actuellement, quatre Directions et cinq offices se partagent la responsabilité de l’ensemble des structures qui proposent des prestations pour près de 4’000 jeunes nécessitant une protection ou un soutien particuliers. Il s’agit de 92 foyers, de familles d’accueil et d’aides de type ambulatoire. Avec ce nouveau texte, l’ensemble du domaine relèverait de la seule compétence de la Direction de la justice, des affaires communales et des affaires ecclésiastiques.

Le canton précise que cette révision a pour but d’harmoniser et de simplifier le système actuel.


CJB et CAF d’accord, mais…

D’une même voix, le CJB et le CAF saluent cette volonté du Conseil-exécutif. Ils espèrent toutefois que le gouvernement prendra en compte les besoins spécifiques de la partie francophone. Actuellement, « il manque toujours cinq à six places d’accueil d’urgence » dans la région, précisent les institutions. Elles doivent permettre d'accueillir des enfants et des adolescents qui nécessitent une prise en charge immédiate en raison de besoins particuliers ou de protection.

Ce problème n’est pas nouveau. Depuis plusieurs années, professionnels du milieu et élus tentent d’attirer l’attention sur ce phénomène. Avec la révision de la loi, la situation pourrait potentiellement s’améliorer. Mais ce ne sera pas avant son entrée en vigueur en 2022.

Le canton avait malgré tout donné son aval pour la création de nouvelles places il y a trois ans, mais rien n’a encore été fait. La raison : la Confédération demande aux organismes de pouvoir prendre en charge tous les profils d’enfants de tous âges pour recevoir des finances. Une condition difficile à respecter d’après la présidente du Conseil du Jura bernois, Morena Pozner.

Face à ces difficultés, le CJB et le CAF, en collaboration avec la ville de Bienne et des directions cantonales, ont décidé de mettre sur pied un groupe de coordination pour trouver une solution plus rapide. Pierrette Berger-Hirschi, présidente du CAF, est convaincue que ces acteurs pourront réussir à débloquer la situation.

Comme l'indique Pierrette Berger-Hirschi, un rapport a été publié mentionnant les besoins particuliers de la région. Il est à retrouver sur ce lien. /amo


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus