Grand Conseil : status quo pour les sièges francophones de Bienne-Seeland

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Grand Conseil : status quo pour les sièges francophones de Bienne-Seeland

Après la controverse autour des candidats UDC Bienne au législatif, l’ancien conseiller d’Etat Bernhard Pulver a rendu son rapport sur la loi en vigueur. Deux options de modifications ressortent mais il préconise de conserver les dispositions actuelles sur la répartition des sièges

Lors
des dernières élections au Grand Conseil, l’UDC biennoise a proposé une liste
qualifiée de romande portant des noms alémaniques. (Photo : archives) Lors des dernières élections au Grand Conseil, l’UDC biennoise a proposé une liste qualifiée de romande portant des noms alémaniques. (Photo : archives)

La répartition des sièges francophones du cercle électoral Bienne-Seeland pour le Grand Conseil fonctionne bien comme ça. C’est ce qui est ressorti mercredi du rapport de l’ancien conseiller d’Etat Bernhard Pulver sur les règles en vigueur.

Pour souvenir, lors des dernières élections au Grand Conseil bernois, l’UDC biennoise avait proposé une liste de candidats qualifiée comme étant exclusivement romande. C’est la condition pour prétendre à un des quatre sièges réservés aux élus francophones. Or, parmi cette liste figuraient des noms alémaniques. La démarche a fait trembler la sphère politique régionale.

A la demande de la Chancellerie d’État, Bernhard Pulver s’est entretenu avec les partis politiques et les autorités du cercle électoral. Dans son rapport, il souligne que la méthode actuelle de répartition des sièges est satisfaisante. « Le droit en vigueur bénéficie d’un solide soutien auprès des partis et demeure donc la solution idéale », écrit-il. Une des options de modification consistait à créer un sous-cercle électoral de Bienne sans garantie de sièges. Mais la solution a été rejetée à l’unanimité par les partis de peur que les francophones ne soient pas suffisamment représentés.

Ces recommandations ne résolvent toutefois pas le problème de la présence de candidats alémaniques dans les listes romandes. Cette question ne pourra être répondue que dans un deuxième temps. « La particularité de l’UDC biennoise est qu’elle ne dispose pas d’une section francophone à l’instar du parti libéral-radical et du parti socialiste », relève Bernhard Pulver. A noter également que c'était la première fois que l’UDC biennoise proposait une liste romande au législatif cantonal. « Le parti manquait donc peut-être d’expérience ».

Bernhard Pulver : « Nous examinerons les méthodes pour s’assurer que les candidats sont vraiment francophones »

De quatre à cinq

En revanche, du côté du nombre de sièges réservés aux candidats romands, Bernhard Pulver suggère de considérer la moitié de la population bilingue comme francophone et l’autre comme alémanique. Les personnes allophones, elles, ne seraient pas comptées dans les statistiques. Ces nouvelles mesures pourraient établir à cinq le nombre de sièges garantis aux élus romands pour les élections de 2026. /ddc


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