Bienne : comptes 2021 validés avec une pointe d’amertume

Le Conseil de Ville, réuni mercredi soir, a approuvé l’exercice comptable de l’année écoulée ...
Bienne : comptes 2021 validés avec une pointe d’amertume

Le Conseil de Ville, réuni mercredi soir, a approuvé l’exercice comptable de l’année écoulée. Certains élus ont toutefois partagé leurs inquiétudes liées notamment à l’ampleur des dettes de la municipalité

Les élus se sont succédé à la tribune lors des débats sur les comptes de l’année écoulée. Les élus se sont succédé à la tribune lors des débats sur les comptes de l’année écoulée.

La situation financière de la Ville de Bienne préoccupe certains élus au législatif. Le Conseil de Ville s’est réuni mercredi soir à la salle du Bourg en vieille ville pour discuter notamment des comptes de l’année 2021. Ceux-ci se sont soldés dans les chiffres rouges avec un excédent de charges de 200'000 francs au niveau du compte global. C’est bien moins que le bénéfice de 920'000 francs qui était prévu au budget. Le compte général présente quant à lui un résultat équilibré, selon le rapport du Conseil municipal. Un résultat à prendre avec des pincettes selon l’élue du PRR Natacha Pittet. « Nous arrivons à un équilibre seulement par des prises de valeurs des terrains de la Ville mais ce n’est pas de l’argent », a-t-elle averti à la tribune. « Il a donc fallu emprunter et emprunter de l’argent pour payer des salaires ce n’est pas normal ».

Natacha Pittet : « Ce n’est pas de l’argent, c’est purement comptable »

La gauche de l’hémicycle ne partage pas cette analyse. « Les immeubles appartiennent bel et bien à la Ville donc on doit prendre leur valeur en considération », a répondu la socialiste Marie Moeschler. « La situation est-elle vraiment inquiétante ? », s’est-elle encore questionnée en soulignant que les indicateurs pour 2022 sont plutôt au vert et que le chômage est toujours plus bas.

Après de longs débats, les comptes de 2021 ont finalement été validés par une majorité du législatif.


Quai du Bas du compromis

En deuxième partie de séance, les élus ont été amenés à se prononcer sur un des gros dossiers à l’ordre du jour, à savoir un crédit d’étude pour le réaménagement du quai du Bas. L’exécutif demandait 1'220'000 francs pour concevoir un projet de revalorisation des rives du canal de la Suze au centre-ville de la cité seelandaise pour en faire un espace public plus animé et plus écologique.

Pour rappel, le projet lauréat n’avait pas obtenu les faveurs de l’association PRO VELO. Cette dernière estime qu’il ne tient pas compte de la planification de la politique de mobilité de la ville. Message reçu chez la gauche, qui a déposé mercredi soir un amendement. Un des points principaux consiste en la conception d’une « autoroute à vélo », soit un itinéraire prioritaire aux cyclistes, visible grâce à des marquages et doté d’un revêtement dur.

De son côté, le PRR s’est montré réticent vis-à-vis de cet amendement. « Il ne faudrait pas qu’après la voiture reine, on passe au vélo roi », s’est inquiétée Natacha Pittet. Le crédit d’étude a finalement été accepté avec la proposition de modification. « Nous avons l’opportunité de faire une voie réservées aux vélos mais on peut imaginer tout autre chose de l’autre côté de la Suze », s’est réjouie la jeune socialiste Manon Cuixeres.

Manon Cuixeres : « Dans une voie rapide pour les vélos, on ne peut pas avoir des piétons et des voitures sur le même tronçon »

Les débats se poursuivent jeudi avec, en ouverture de séance, le vote d’un crédit de 26,6 millions de francs, dont 17,5 à la charge de la Ville de Bienne, pour la réalisation d’un complexe sportif aux Champs-de-Boujean. /ddc


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