Le gaz va coûter bien plus cher à St-Imier l’an prochain. La commune indique, dans un communiqué publié mercredi, qu’en comparaison à 2021, le prix kilowattheure va grimper de 7,37 centimes en 2023. Les tarifs vont du coup passer de 9,036 à 16,399 ct/kWh. « Un client consommant 15'000 kWh de gaz par année verra ainsi sa facture mensuelle augmenter de 91 francs par mois », détaille St-Imier. Les autorités expliquent que cette situation est « inévitable » en raison de « facteurs externes à la Municipalité ». La situation météorologique, la guerre en Europe de l’est ainsi que la hausse généralisée des taxes CO2 induisent des fluctuations de prix inédites par leur ampleur, détaillent-elles.
La ville a contenu cette hausse fatidique le plus longtemps possible. Le chef du Service des équipements Patrick Adatte explique que la Municipalité avait décidé de compenser les surcoûts de cette année par le fonds de lissage du gaz. Il s’agit d’un fonds alimenté justement grâce à la fluctuation des prix… augmentant quand ils sont bas, baissant quand ils sont hauts comme maintenant. C’est pour cela qu’ils sont restés stables en 2022. Mais ce capital diminuant comme peau de chagrin. Impossible de reproduire cette pratique en 2023. Ce qui rend inévitable la hausse de l’ensemble des tarifs, précise la Municipalité.
Enfin, Patrick Adatte remarque que les appels fédéraux à réduire la consommation d’énergie ont porté leurs fruits, puisque dans la commune, environ 20% de gaz en moins ont été utilisés cette année. « Tout le monde fait extrêmement attention », souligne le chef des équipements.
la Municipalité de St-Imier ajoute dans son communiqué qu’« Il va s’en dire que les Services techniques continueront de suivre l’évolution des prix du gaz et veilleront à répercuter les éventuelles baisses qui semblent s’annoncer en 2024-2025 », ajoute encore St-Imier.
Pendant ce temps, à Bienne, ESB annonce une baisse du prix du gaz pour février
Les variations de prix ne sont toutefois pas les mêmes partout. Energie Service Bienne a annoncé mardi une baisse du prix du gaz pour février. Pour cela, l'entreprise travaille avec des tranches de prix par trimestre et communique ses prix régulièrement. ESB n’a pas non plus de fonds pour compenser des prix plus élevés. Le directeur marketing et vente Martin Kamber explique que cette manière de faire permet d’être plus proche des prix du marché. Pour cette année, entre le début de la guerre en Ukraine en février et le mois de mai, le prix a par exemple augmenté de 5,5 ct/kWh. Avec la diminution prévue pour février 2023, le coût est toujours plus élevé de 7ct/kWh par rapport au même mois cette année. Si l’on compare, cela équivaut à peu près à la hausse prévue par St-Imier. /lbe-amo









