Une nouvelle étape est franchie ce vendredi dans la régulation des populations de loup. La Confédération autorise désormais le tir préventif contre l'animal et ce, jusqu'au 31 janvier.
Le Conseil fédéral avait annoncé cette autorisation il y a un mois lors de la mise en vigueur d’une partie de la révision de la loi sur la chasse. L'objectif est de réduire le nombre de meutes en Suisse. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV), de son côté, a approuvé la plupart des demandes cantonales en ce sens.
Mais le carnivore reste une espèce protégée. Les cantons ne pourront autoriser de tirs proactifs que si la meute représente un danger ou a causé des dommages. Cette décision satisfait en tout cas Ronald Sommer. « C’est une toute bonne mesure », estime le secrétaire général de l’Association suisse pour la protection des territoires contre les grands prédateurs. Les demandes formulées (et acceptées) par l’OFEV concernent, selon lui, « douze meutes à problèmes ». Et même s’il estime que cette autorisation « aura une efficacité », il reste convaincu que tous les loups concernés ne pourront pas être tirés.
Ronald Sommer : « On ne va pas tirer sur n’importe quoi »
Du côté des défenseurs de l'animal, on ne cache pas sa déception face à cette autorisation. « C’est un gâchis », estime Yves Bongard, secrétaire de l’association Avenir Loup Lynx Jura, au sujet des moyens qui sont mis à disposition pour réguler la présence du canidé. Pas efficace, cette autorisation risque même de créer « des loups en dispersion », qui s’attaquent davantage au bétail que ceux en meute.
Yves Bongard : « Ils ne s’alignent pas comme des petits soldats »
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