La disparition des poissons de la Birse reste un mystère

La Birse garde son secret. La disparition de plus de 10'000 poissons en 2014 entre Roches et ...
La disparition des poissons de la Birse reste un mystère

 Les truites ont recolonisé le tronçon de la Birse entre Roches et Delémont.

La Birse garde son secret. La disparition de plus de 10'000 poissons en 2014 entre Roches et Delémont demeure inexpliquée.

Les cantons de Berne et du Jura viennent de rendre leur rapport final à ce sujet. L’eau de la Birse répond aux exigences de la législation sur la protection des eaux. Les analyses montrent qu'il y a eu des dépassements ponctuels des valeurs indicatives de nitrites, mais ces excédents n'étaient pas assez élevés pour tuer autant de poissons. Les cantons ont même demandé une expertise externe au Centre Ecotox à Dübendorf qui parvient aux mêmes conclusions.

Aucun preuve de la responsabilité de la STEP

La disparition des poissons a eu lieu en aval de la Station d'épuration (STEP) Moutier-Roches. Les experts ont donc examiné plusieurs données de façon rétroactive afin d'établir un rôle éventuel de la STEP. Les analyses d'autocontrôle, le journal d'exploitation et l'étude des travaux de rénovation en cours à l'époque n'ont pas démontré de responsabilité de la part de la station.

Daniel Bernet, de l'Inspection de la pêche du canton de Berne, reconnaît que les experts manquaient de données pour lever le mystère. Quand il y a une contamination de cours d'eau, « on arrive toujours trop tard », explique-t-il, pour obtenir un prélèvement adéquat « c'est une question de quelques heures ». Pour Daniel Bernet, l'explication la plus plausible de cette disparition massive de poissons reste une contamination aiguë et isolée. Ce qui reste un mystère, c'est que 10'000 individus ont disparu et que très peu de cadavres ont été observés...

Les truites sont de retour

Les poissons recolonisent peu à peu ce tronçon de la Birse. La population de truites atteint le même niveau qu'avant l'incident, mais les spécimens sont pour l'instant plus petits. La reproduction semble se dérouler normalement.

Les constats sont moins réjouissants pour les autres espèces. Environ 10% de la population initiale de chabots sont à nouveau présents dans ces eaux, et aucun ombre. Cela s'explique parce que le chabot est plus petit et n'a pas la même capacité de migrer dans les cours d'eau que la truite. De son côté, l'ombre n'est pas si fréquent dans la Birse et les populations présentes se situent bien plus en aval ou en amont de Roches.

Une séance de coordination est prévue entre les cantons de Berne, du Jura et les associations de pêcheurs concernées pour définir comment remettre à l'eau des poissons pour repeupler ce cours d'eau. /mvr


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