Se passer des herbicides tout en maintenant le rendement

De nouvelles techniques agricoles qui permettent de limiter l’utilisation d’herbicides. La ...
Se passer des herbicides tout en maintenant le rendement

Une journée dédiée aux agriculteurs pour montrer de nouvelles techniques

Agro-FRI Démonstration de machines: l'évolution des techniques de sarclage et de déchaumage permet aussi d'éviter le recours aux herbicides.

De nouvelles techniques agricoles qui permettent de limiter l’utilisation d’herbicides. La Fondation rurale interjurassienne a invité mercredi les producteurs de la région et d’ailleurs à Courtedoux. Ils étaient plus de 400 pour cette première manifestation Agro-FRI. Les différents ateliers, mis sur pied en plein champ, avaient pour thème « la fertilité du sol » avec des essais de cultures associés et de couverts végétaux, ainsi que des démonstrations de machines. Par exemple, le public a pu découvrir des sarcleuses avec guidage de précision. Le but : limiter le développement de mauvaises herbes et se passer d’herbicides, mais maintenir un rendement équivalent. Pour autant cette manifestation n’était pas destinée qu’aux agriculteurs biologiques, mais répond à une demande de l'ensemble de la profession, comme l’indique Amélie Fietier, conseillère en production végétale à la FRI et coordinatrice de cette journée.

 

La nature a horreur du vide

La nature a horreur du vide. Les mauvaises herbes se développent rapidement dans un champ fraîchement semé ou en attente d’une nouvelle culture. Fort de ce constat, la FRI encourage d’autres techniques que l’utilisation d’herbicide. Des essais sont en cours sur le plateau de Courtedoux dans des champs bios et conventionnels. La technique de la plante « compagne » prend de l’ampleur et est déjà éprouvée dans la culture de colza. Il s’agit en fait de semer en même temps que le colza d’autres plantes, comme la lentille, le lin ou la gesse. Celles-ci vont occuper l’espace, ne laissant pas de place à des mauvaises herbes. Mais ces espèces vont être détruites par le gel. Et au printemps, le colza, suffisant vigoureux, va reprendre ses droits. Autres bénéfices de ces cultures associées, un enrichissement naturel en azote et un effet répulsif sur les ravageurs d’automne. Toutefois avec cette méthode, la prise de risque pour les agriculteurs est plus importante. /ncp

Les détails sur la méthode des cultures associées avec Amélie Fietier, conseillère en production végétale à la FRI devant un champ de colza envahi par d’autres espèces.


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus