Agriculteurs et apiculteurs s’allient pour sauver les abeilles

Favoriser la survie des abeilles. Les cantons de Vaud et du Jura ainsi que le Jura bernois ...
Agriculteurs et apiculteurs s’allient pour sauver les abeilles

Favoriser la survie des abeilles. Les cantons de Vaud et du Jura ainsi que le Jura bernois ont mis sur pied un projet en ce sens. Il est baptisé Agripol

Une abeille Agripol souhaite assurer la sauvegarde des insectes pollinisateurs

Agriculteurs et apiculteurs main dans la main pour la sauvegarde des abeilles. Le projet «Agriculture et pollinisateurs» (Agripol) a été présenté aujourd’hui à Courtemelon. Mené dans les cantons de Vaud, du Jura et dans le Jura bernois sous l’égide de la Confédération, il prévoit de mettre en place différentes mesures pour améliorer les pratiques agricoles en faveur des abeilles domestiques et sauvages et d’en assurer le suivi. Ce projet, à 16 millions de francs, est financé à 80% par l'Office fédéral de l'agriculture.

 

Différentes mesures

La menace qui pèse actuellement sur les abeilles est préoccupante, selon Pascal Mayor, responsable du secteur agroécologie au service de l’agriculture et de la viticulture du canton de Vaud. Il s’agit donc de mettre en place des mesures pour tenter de préserver ces insectes : « Les agriculteurs pourront agir sur les habitats et les ressources en nourriture des insectes pollinisateurs, ou encore favoriser des pratiques agricoles qui contribuent à leur préservation. » Installation de ruches sur leurs terres, fauche sans éclateur sur les prairies, … Plusieurs mesures seront possibles.

 

Suivi scientifique

Pour autant, tous les agriculteurs ne sont pas voués à participer au projet : il faut remplir certaines conditions. Ceux qui peuvent y prétendre seront contactés au début de l’année 2018, précise Pascal Mayor. La Fondation rurale interjurassienne (FRI) prend activement part au projet, amené à se poursuivre jusqu’en 2025. « Le projet durera huit ans, dont deux destinés au suivi scientifique, pour avoir des effets dans la durée », explique Olivier Girardin, directeur de la FRI. Ce suivi sera mené par l’Université de Neuchâtel, les Centres de recherche agronomique de Reckenholz et de Liebefel. L’OFAG a demandé que deux doctorants soient engagés pour les volets abeilles sauvages et abeilles domestiques.\cto

 


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