Un audit externe au Centre de Loisirs des Franches-Montagnes

Le Conseil d’administration l’a demandé alors que de vives tensions animent l’établissement ...
Un audit externe au Centre de Loisirs des Franches-Montagnes

Le Conseil d’administration l’a demandé alors que de vives tensions animent l’établissement. Le directeur Fabio Monti a été licencié il y a une dizaine de jours

Un audit externe sera mené au Centre de Loisirs de Saignelégier. (Photo : Georges Henz). Un audit externe sera mené au Centre de Loisirs de Saignelégier. (Photo : Georges Henz).

Le Centre de Loisirs des Franches-Montagnes, à Saignelégier, sera bien soumis à un audit externe. C’est le Conseil d’administration qui l’a demandé. Il l’a fait savoir mardi soir lors d’une séance menée avec le Syndicat des communes des Franches-Montagnes. Cet audit visera tous les organes de l'établissement. Cette séance a une nouvelle fois mis en vitrine les tensions qui règnent au CLFM, une dizaine de jours après le licenciement de l’ex-directeur Fabio Monti. D’après le président du Syndicat des communes des Franches-Montagnes, André Tschudi, la rencontre a reflété des désaccords qui règnent actuellement au CLFM. Elle a mis en lumière aussi les problèmes qui gangrènent l’établissement depuis longtemps, bien avant l’arrivée de Fabio Monti, d’après Claude Adrien Schaller, membre du Conseil d’administration. Ce dernier décrit des échanges « houleux et pénibles » qui auront duré environ trois heures et demi, mardi soir. Néanmoins, tant André Tschudi que Claude Adrien Schaller affirment que certains éléments constructifs ont pu être apportés.


Organisation provisoire

La séance de mardi soir a réuni les membres du Conseil d’administration et des représentants de toutes les communes taignonnes. Elle devait aussi définir les grandes lignes de l’avenir du CLFM. C’est le Conseil d’administration qui prend en main les affaires courantes et tranche les décisions urgentes en l'absence actuelle d'un directeur. Claude Adrien Schaller affirme que la priorité est d’engager deux-trois personnes pour renforcer le personnel, particulièrement le service technique. Le Conseil d’administration indique, par ailleurs, qu’une solution sera trouvée dans un bref délai pour la direction de l'établissement. Des candidatures spontanées ont déjà été transmises.


Un Conseil d’administration remanié

Le climat est tendu aussi au sein du Conseil d’administration de l’institution. Notons, par exemple, que la lettre de licenciement adressée à Fabio Monti n’avait été signée que par quatre membres du CA, alors qu’il en comptait six à ce moment-là. Ces tensions ont notamment été ressenties lors d'une séance du personnel, au cours de laquelle les désaccords au sein du Conseil d'administration ont éclaté au grand jour, devant les employés, selon plusieurs témoignages recueillis par RFJ. Claude Adrien Schaller indique qu’une assemblée extraordinaire sera convoquée dans un délai d’un mois pour remanier le Conseil d’administration. Il s’agira, en priorité, de le compléter, étant donné qu’il ne compte aujourd’hui plus que cinq membres. D’après nos informations, il est aussi fort probable que certains membres actuels ne figurent plus dans le prochain Conseil d’administration. Ce sont désormais les communes taignonnes qui proposeront des personnes papables pour intégrer l’organisme.


Une menace plane sur le fonctionnement du CA

La démission de Christian Aubry - que RFJ a révélé mardi - a une influence sur le travail du Conseil d'administration. Le fonctionnement de ce dernier est actuellement menacé. Aujourd'hui formé de cinq personnes, le CA ne pourrait pas fonctionner avec un membre de moins, d'après nos informations. Et vu le contexte actuel, le scénario d’une nouvelle démission ne peut pas être totalement exclu… /mle


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