Delémont’BD retrouve son programme de croisière

Le festival delémontain de la bande dessinée démarre dans deux semaines, du 17 au 19 juin. ...
Delémont’BD retrouve son programme de croisière

Le festival delémontain de la bande dessinée démarre dans deux semaines, du 17 au 19 juin. Une cinquantaine d’auteurs et autrices sont attendus, avec une jolie touche jurassienne

Les anges et démons de la Grande Trissoue Florence Cestac seront à Delémont'BD. (Dessins : Florence Cestac) Les anges et démons de la Grande Trissoue Florence Cestac seront à Delémont'BD. (Dessins : Florence Cestac)

Delémont'BD approche à grand pas. La 8e édition démarrera dans deux semaines, du 17 au 19 juin, et marquera un « retour à la normale » après deux ans de pandémie et une édition 2021 allégée. Le festival delémontain de bande dessinée retrouve cette année un programme bien fourni avec 50 auteurs et autrices suisses et européens ainsi qu’une soixantaine de rendez-vous, performances et autres rencontres. Comme l'an dernier, un parcours muséal de 27 expositions baptisé « Les Jardins merveilleux » sera proposé dès le 10 juin et jusqu’au 15 août. « Les temps forts seront évidemment l’accueil de notre Grande Trissoue Florence Cestac qui a autant travaillé dans la BD jeunesse qu’adulte. A 72 ans, elle est toujours aussi vive et verte dans ce qu’elle fait. D’autres temps forts sont à rapprocher du Jura avec quatre auteurs et autrices jurassiens. Pitch Comment, Guznag qui va planter des créatures dans les Jardins du Château, Maeva Rubli et Célestine Braillard qui vient des Franches-Montagnes et présentera des planches de BD réalisées à la broderie », dépeint le directeur artistique de Delémont’BD Philippe Duvanel. La Jurassienne Elisa Shua Dusapin sera également présente après l'adaptation en bande dessinée de son spectacle « Le Colibri ».


« Personne n’est sorti indemne de cette situation »

Les deux longues années de crise ont, pour certains, engendré un élan de création. Mais si les titres iconiques de la bande dessinée ont réalisé de bons chiffres de vente, le festival n'a pas reçu pour autant davantage de candidatures qu’à l’accoutumée pour les différents prix décernés. « Au contraire, c’est même devenu compliqué, personne n’est sorti indemne de cette situation. On sent plutôt une certaine frilosité. Des auteurs que nous souhaitions inviter était moins motivés à se déplacer. Il y a quand même quelque-chose qui s’est cassé entre chacun et chacune d’entre nous », confie Philippe Duvanel, conscient que « tout ne ressuscitera pas comme avant ». Delémont’BD est justement là pour initier une nouvelle émulation que le directeur artistique de la manifestation illustre ainsi : « il faut croire à la force et à l’essence du langage du dessin pour, non pas sauver le monde, mais au moins l’accompagner et lui donner un miroir ». /comm-jpi


Actualisé le

Actualités suivantes

Articles les plus lus