Portraits : têtes de socialistes (3/4)

Le Parti socialiste du Jura bernois est porté par un nouveau souffle. Élu président fin novembre ...
Portraits : têtes de socialistes (3/4)

Le Parti socialiste du Jura bernois est porté par un nouveau souffle. Élu président fin novembre, Théo Brand, 22 ans, croise son regard avec celui de sa prédécesseure, l'ex-coprésidente Sandra Roulet Romy

Sandra Roulet Romy s'est dit très heureuse de passer la main à un jeune tel que Théo Brand. Sandra Roulet Romy s'est dit très heureuse de passer la main à un jeune tel que Théo Brand.

Le Parti socialiste du Jura bernois (PSJB) est à la croisée des chemins. La section régionale du PS bernois a connu récemment un changement à sa tête, et pas des moindres : les deux co-présidents Sandra Roulet Romy et Hervé Gullotti, des routiniers, ont laissé leur place à Théo Brand, 22 ans à peine. Un vent de fraîcheur accueilli avec bonheur au sein du parti. Sandra Roulet Romy porte un regard apaisé et satisfait sur ses quatre années à la tête de la section. Une section qui évolue, qui se transforme et qui s'adapte aux attentes des plus jeunes, lesquels « défendent des valeurs, veulent être dans l’action, mais sont moins attachés à des protocoles ». A ce titre, l'arrivée d'un jeune nouveau président est selon elle une formidable opportunité d'avancer, de s'ancrer dans le présent pour aborder sereinement les défis du futur :

« Devenir des piliers pour ces jeunes qui s’engagent »

Théo Brand se réjouit lui aussi de pouvoir insuffler un nouveau dynamisme au PSJB. Sa première expérience politique à Courtelary lui a donné envie de s'engager encore davantage. Le jeune étudiant en droit ne se dit pourtant pas socialiste dans l'âme. « J’hésitais entre le PS et les Verts, mais ces derniers sont davantage tournés vers la désobéissance civile. Pour moi, on peut critiquer les lois. Pour les changer, le plus simple, c’est de s’engager dans un parti politique », explique-t-il. C'est donc chose faite. Et Théo Brand entend bien insuffler un nouveau dynamisme au PSJB.

« Les jeunes ont une préoccupation politique grandissante »

Reste que rien n’est facile dans une région où la gauche a bien souvent été divisée sur fond de question jurassienne. Pourra-t-on aller de l’avant maintenant que le processus arrive à son terme  ? La désormais ex-coprésidente du PSJB, Sandra Roulet Romy, en est convaincue. Cela dépendra surtout des personnes qui prennent les décisions, de leur manière de pouvoir - et de vouloir - discuter selon elle :

« Pour avancer et se réunir, il faut du lâcher-prise »

Théo Brand n’a pas connu les années chaudes de la Question jurassienne. Pour le nouveau président du PSJB, il est temps de dépasser les clivages, de rassembler les forces de gauche, même si tout n’est pas gagné d’avance  :

« Cette division est un suicide électoral »

A ceux qui prétendent qu’il faudra encore du temps pour dépasser la Question jurassienne et unir les forces socialistes du Jura bernois, Théo Brand répond qu’il faudra plutôt de la méthode. « Il faut agir maintenant, sans attendre » selon lui, avec un objectif commun : cesser d’affaiblir la gauche dans la région. /oza

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