Avenir Berne romande s’invite à nouveau au Grand Conseil

La réorganisation administrative du Jura bernois occupera à nouveau le parlement bernois. Les ...
Avenir Berne romande s’invite à nouveau au Grand Conseil

La réorganisation administrative du Jura bernois occupera à nouveau le parlement bernois. Les élus s’intéresseront aussi à diverses interventions relatives aux CFF et à l’avenir de l’ancien foyer d’éducation de Prêles

Le projet ABR s'invite à nouveau à l'ordre du jour du Grand Conseil bernois. (Photo : Georges Henz) Le projet ABR s'invite à nouveau à l'ordre du jour du Grand Conseil bernois. (Photo : Georges Henz)

La session d’automne débute lundi. Elle sera marquée par plusieurs crédits d’engagement relatifs à la réorganisation administrative du Jura bernois suite au départ de Moutier pour le canton du Jura. La Commission des infrastructures et de l’aménagement du territoire, la CIAT, soutient ces crédits. Les débats devraient donc être bien moins houleux que ceux de l’été passé portant sur le projet Avenir Berne romande (ABR). Mais la CIAT propose certains amendements. Elle souhaite notamment appliquer un concept de mobilité au nouveau centre Justice et Police à Reconvilier. Un concept comparable à celui du centre de police de Niederwangen. Pour la députation francophone du Grand Conseil, il ne faut pas oublier les spécificités géographiques du Jura bernois, qui n’est pas une région urbaine. « Dans la région, beaucoup de personnes ne peuvent pas se rendre au travail en transports publics », souligne Anne-Caroline Graber, présidente de la députation francophone en poursuivant : « Nous sommes donc prêts à soutenir un concept de mobilité si celui-ci vise à optimiser l’accessibilité et pas à ennuyer les automobilistes, par exemple en supprimant des places de parc ».

Dans les détails, les trois crédits relatifs à ABR soumis aux élus sont les suivants : 8,2 millions de francs pour réaliser une procédure de sélection et financer l’étude de projet du pôle de compétence Justice et Police à Reconvilier, 45'937'000 francs pour rénover le centre administratif Tavannes Machines et 12'687'000 francs pour la réalisation des locaux provisoire à Bienne et Loveresse. En effet, les services de justice seront hébergés dans la cité seelandaise alors que la police mobile s’installera à Loveresse jusqu’à leur emménagement dans le nouveau centre à Reconvilier.


Le Grand Conseil sur les rails

Également à l’ordre du jour, diverses interventions concernent les CFF. Une motion interpartis déposée par des élus de Bienne, Romont et Nidau fait référence à l’horaire 2025. Le texte demande notamment au gouvernement bernois de soutenir les efforts pour le maintien des liaisons directes entre Bienne et Genève Aéroport. « Pour la députation, l’acceptation de la motion est évidente. Tout le Jura bernois est concerné. Le Canton de Berne doit intervenir même si nous restons conscients qu’il sera difficile de changer la situation », indique Anne-Caroline Graber.

Une autre motion s’intéresse aux fameuses voies 49/50 en gare de Berne. Des voies éloignées, réservées aux trains en provenance de Bienne. Le texte demande là que cette mise à l’écart ne doit en aucun cas représenter une solution permanente. Une motion soutenue par la députation francophone et également par le Conseil-exécutif.


Quel avenir pour l’ancien foyer d’éducation de Prêles ?

L’avenir de l’ancien foyer d’éducation de Prêles sera aussi, à nouveau, débattu. Depuis la fermeture du foyer de Prêles en 2016, le canton a fait plusieurs tentatives pour réutiliser les locaux laissés vides. La réaffectation en centre pour l’hébergement de requérants d’asile et de personnes en détention administrative a été rejetée par le Grand Conseil en 2019. Dans le cadre du projet de prison régionale et d’établissement pénitentiaire, le site de Witzwil a finalement été choisi. Witzwil qui accueillera également les places de détention administrative (détention en vue de l’expulsion) actuellement localisées à la prison régionale de Moutier. Et concernant l’utilisation partielle de l’ancien foyer par le Concordat latin sur l’exécution des peines pour héberger des jeunes en Suisse romande, le projet a été abandonné. « Il est temps d’utiliser l’ancien foyer d’éducation de Prêles à bon escient ! » affirme donc une motion déposée par des élus alémaniques du Centre. Leur souhait : la mise à disposition du bâtiment inoccupé en tant que centre d’hébergement collectif. Le Conseil-exécutif propose l’adoption sous forme de postulat. « La députation francophone partage cet avis, donc à étudier la possibilité de loger des requérants d’asile dans cet ancien foyer d’éducation. Mais il ne faut pas oublier que, proportionnellement à sa population, le Jura bernois est déjà une des régions du canton de Berne accueillant le plus de centres pour requérants d’asile », conclut l’élue de La Neuveville.

Pour rappel, des réfugiés ukrainiens sont toujours hébergés dans certains locaux du site de Prêles. /lvi


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