"Il n’y a aucune raison de parler d’ingérence française par rapport à Swatch"

La Franche-Comté fait de l’œil à Swatch. La région française veut profiter de l’implantation ...
"Il n’y a aucune raison de parler d’ingérence française par rapport à Swatch"

Un des bâtiments actuels de Swatch Group Un des bâtiments actuels de Swatch Group

La Franche-Comté fait de l’œil à Swatch. La région française veut profiter de l’implantation de l’entreprise à Boncourt et pour ça, elle ne ménage pas ses moyens. Selon la présidente de la région française, Marie-Guite Dufay, un comité de pilotage, une formation en horlogerie et une charte de bonne conduite avec Swatch ont été mis sur pied. Mais cette démarche avait été critiquée sur nos ondes par le secrétaire syndical d’UNIA transjurane, Pierluigi Fedele. Il a parlé "d’ingérence française". Car sur la totalité des emplois créés par l’entreprise à Boncourt, les frontaliers peuvent logiquement espérer rafler quelques postes. "Si Swatch s’installe près de la frontière, c’est bien parce qu’elle espère aussi accueillir quelques travailleurs français", indique la présidente de la région française, Marie-Guite Dufay. Pour elle, il n’y a pas de quoi créer des tensions. Tout le monde a à y gagner, les Suisses comme les Français.

 

La formation pour apaiser Suisses et Français...

Mais pour que tout se passe dans les meilleures conditions, la Franche-Comté veut mieux former ses citoyens. Dans le cadre de l’arrivée de Swatch, mais aussi pour les entreprises horlogères basées en France. Pour Marie-Guite Dufay, le danger, côté français, c’est "l’appel d’air qui pourrait se former autour de l’implantation de Swatch à Boncourt. Certains employés qui travaillent actuellement en France pourraient partir à Boncourt pour, bien sûr, gagner un meilleur salaire. Et les entreprises franc-comtoises pourraient en souffrir. C’est pourquoi nous devons mettre en place une formation horlogère, pour pallier à ces vides."

 

... et une charte de bonne conduite pour garantir un climat sûr entre le Jura, la France et Swatch

Une charte de bonne conduite sera signée entre la France et Swatch. Pour que, du côté de l’entreprise, on engage des Français dans les bonnes conditions, et pour que les firmes de l’Hexagone ne soient pas vidées n’importe comment de leurs employés. Et du côté français, on s’engage à former ses citoyens.

Toujours selon Marie-Guite Dufay, "Swatch a prévu deux tiers d’employés suisses et un tiers de Français dans sa future usine à Boncourt". /mko


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