Alerte à la bombe : une affaire prise très au sérieux

L’auteur de l’appel téléphonique annonçant la pose d’engins explosifs dans des établissements ...
Alerte à la bombe : une affaire prise très au sérieux

L’enquête continue au lendemain du bouclage de la vieille ville de Delémont. L’auteur de l’appel téléphonique court toujours

Alerte à la bombe La vieille ville de Delémont a été bouclée jusqu'à 22h dimanche soir.

L’auteur de l’appel téléphonique annonçant la pose d’engins explosifs dans des établissements de la vieille ville de Delémont n’est toujours pas identifié. La soirée de carnaval a été perturbée par une alerte à la bombe dimanche soir à Delémont. La police jurassienne a reçu un appel d’une cabine téléphonique vers 18h30. Les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour boucler le périmètre. Le dispositif policier a été levé à 22h. Aucune bombe n’a été trouvée.

 

Au lendemain de ces événements, nous avons rencontré le chef de la gendarmerie territoriale. En plein carnaval, cette alerte pouvait en apparence être une mauvaise blague. Mais la police a pris l’affaire très au sérieux. L’interview du capitaine Gilles Bailat est à écouter ci-dessous :

Gilles Bailat, chef de la gendarmerie

Punition sévère

Du côté de la justice, l’infraction commise a pour terme « menace alarmant la population », nous a confié le procureur Daniel Farine. Elle tombe sous le coup de l’article 258 du Code pénal. L’auteur de l’appel téléphonique risque une peine privative de liberté maximale de trois ans ou une peine pécuniaire. Et l’amende devrait être salée au regard des moyens déployés par la police. Sans compter les prétentions civiles des restaurateurs de la vieille ville, fortement lésés financièrement par l’évacuation de leur établissement en plein boom de carnaval. Daniel Farine parle d’une affaire d’envergure, qui n’est donc pas traitée au rabais. Pour le procureur, l’auteur de l’appel, même s’il a voulu faire une blague, savait qu’une alerte à la bombe allait provoquer un déploiement conséquent des forces de l’ordre. La justice va donc tenir compte de cette mobilisation. S’il est arrêté, le plaisantin sera sévèrement puni, selon Daniel Farine.

 

Plainte collective?

Par ailleurs, les tenanciers des établissements évacués sont dépités ce lundi. S’ils sont satisfaits que rien de mal ne se soit passé et de la réaction positive de leur clientèle, le manque à gagner est important. Les tenanciers pensent déposer une plainte collective dans les jours qui viennent. Nous les entendrons dans le journal de 18h. /rch + ich


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