Les Bernois devraient continuer de travailler le 1er mai

Trop politique, sans réel lien avec le canton, trop cher et qui ne va pas dans l’intérêt de ...
Les Bernois devraient continuer de travailler le 1er mai

Le 1er mai ne sera probablement pas férié pour les Bernois. Le Conseil-exécutif a répondu mardi par la négative à une motion parlementaire le demandant. Les syndicats regrettent, mais estiment que la situation va certainement évoluer avec le temps

 Les Bernois continueront de travailler le 1er mai (Photo : archives) Les Bernois continueront de travailler le 1er mai (Photo : archives)

Trop politique, sans réel lien avec le canton, trop cher et qui ne va pas dans l’intérêt de l’ensemble de la population. C’est ce que pense le Conseil-exécutif de l’idée de rendre le 1er mai férié pour les Bernois. Il répondait mardi à une motion parlementaire issue des rangs socialistes et verts. Une manière de commémorer les 100 ans de grève générale de 1918 qui avait eu des répercussions importantes dans tout le pays, selon les motionnaires. Le gouvernement affirme par ailleurs avoir statué sur la question une première fois en 2016, à la suite d’une pétition lancée par le Parti du travail. A l’époque, il reconnaissait déjà l’importance du mouvement des travailleurs, mais avait refusé de donner suite.Le Gouvernement bernois recommande donc de rejetter le texte qui doit encore être voté par le Grand conseil. 

Le Conseil-exécutif précise dans sa réponse que les victoires obtenues par ce mouvement ne devraient pas être davantage célébrées que celles d’autres groupes. Surtout qu’il n’y a pas de réel lien direct entre les manifestations de 1918 et le canton de Berne. Enfin, dernier point, celui du coût, puisqu’un jour férié est rémunéré pour les travailleurs, rappelle le gouvernement. Une charge qui serait alors difficile à supporter pour l’économie.

Les syndicats ne baissent pas les bras

Antonio Castro, chef de la section Bienne-Seeland du syndicat UNIA, regrette cette décision du Conseil-exécutif. Pour lui, donner ce jour de congé supplémentaire aurait été l’occasion de « montrer à la classe ouvrière qu’on pense aussi à eux ». Il estime toutefois que la situation va probablement évoluer avec le temps car davantage de personnes semblent toujours reconnaitre la pertinence du 1er mai.

Pas de célébrations particulières non plus

Les motionnaires demandaient également à ce que des célébrations soient organisées pour commémorer la grève générale de 1918. Une requête également balayée par le Conseil-exécutif, qui estime que ce genre d’initiatives doit être issue de milieux privés. /amo


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