Pour une hausse marquée des salaires dans l’industrie

Employés Suisse revendique des hausses de salaires jusqu’à 1,9% l’année prochaine, notamment ...
Pour une hausse marquée des salaires dans l’industrie

Employés Suisse revendique des hausses de salaires jusqu’à 1,9% l’année prochaine, notamment dans l’horlogerie. L’organisation juge que l’heure est venue pour un rattrapage

Photo: Keystone /Christian Beutler Photo: Keystone /Christian Beutler

Les salaires doivent augmenter de 1,9% l’année prochaine, notamment dans le secteur des machines et dans le secteur pharmaceutique. La revendication est celle d’Employés Suisse; l’association l’a fait savoir mercredi. Employés Suisse défend les intérêts de quelque 16’000 employés actifs dans l’industrie. L’organisation faîtière justifie cette hausse par un gain de productivité des salariés mais aussi par des prévisions économiques favorables. Pour Virginie Jaquet, porte-parole d’Employés Suisse, il est non seulement l’heure d’adapter les salaires au coût de la vie mais il est aussi nécessaire de rattraper le temps perdu…

Il est temps d'augmenter les salaires

Les secteurs chimique et pharmaceutique ainsi que l’industrie des machines et l’horlogerie sont les domaines d’activités qui doivent octroyer les hausses de salaires les plus importantes. Virginie Jaquet :

Différences par secteur

Philippe Bauer (archives) Philippe Bauer (archives)

Pour le président de la Convention patronale horlogère, qui représente les intérêts des ¾ des employeurs du secteur, il n’est pas possible de décréter de manière uniforme une telle hausse pour le secteur horloger. Même si Philippe Bauer l’assure : il y aura une hausse. L’industrie horlogère tiendra les engagements pris avec les syndicats. :

Vers une hausse de 1% dans l'horlogerie

Philippe Bauer rappelle que le salaire horloger médian se situe autour de 5'300 francs par mois. Il faut donc s’attendre à ce que les salaires horlogers augmentent au moins d’une cinquantaine de francs l’année prochaine comme adaptation au renchérissement.

À la question de savoir s’il faut faire bénéficier les employés d’une hausse de la productivité, Philippe Bauer répond qu’une telle revendication sort du cadre établi des négociations :

Modifier la convention collective?

Plus conciliants qu’un syndicat…

La revendication d’Employés Suisse ouvre les feux des mots d’ordre syndicaux avant les négociations de l’automne. Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’association ne se considère pas comme un syndicat. Il s’agit d’une organisation faîtière regroupant une soixantaine d’associations d’employés. À l’inverse des syndicats, Employés Suisse revendique des méthodes plus conciliantes. Entretien avec sa porte-parole, Virginie Jaquet.

La défense des cols blancs

À noter que les syndicats n’ont pas encore avancé de chiffres en vue des négociations salariales de l’automne./gwe


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