Elections fédérales : lâcher le passé et penser l’avenir

Commentaire : le Jura bernois n’a plus de représentant sous la Coupole, la faute peut-être ...
Elections fédérales : lâcher le passé et penser l’avenir

Commentaire : le Jura bernois n’a plus de représentant sous la Coupole, la faute peut-être à des stratégies politiques trop passéistes

Les partis du Jura bernois doivent trouver la bonne recette pour mobiliser l'électorat de la région. (Image d'illustration) Les partis du Jura bernois doivent trouver la bonne recette pour mobiliser l'électorat de la région. (Image d'illustration)

Le Jura bernois n’aura donc plus de représentant sous la Coupole fédérale. Le scénario de 2011 se répète, année lors de laquelle l’UDC neuvevillois sortant Jean-Pierre Graber n’avait pas été réélu. Le Jura bernois est-il donc condamné à alterner présence et absence au Conseil national ?


Le commentaire d’Alexandre Steiner :

« Ce lundi matin 21 octobre, le Jura bernois politique s’est réveillé avec la gueule de bois. Certains ont noyé leur chagrin après l’annonce de la défaite de l’UDC Manfred Bühler, les autres ont sabré le champagne. Rien de bien surprenant.

A l’heure de l’analyse, ce qui interroge, c’est surtout le taux de participation dans notre arrondissement. Alors que les partis régionaux répètent sans cesse qu’il est extrêmement important d’avoir un représentant francophone au Palais fédéral, comment expliquer que la participation dans le Jura bernois, avec 36,8 %, soit la plus faible, à plus de dix points de la moyenne cantonale ?

Deux hypothèses : soit les deux tiers des ayants droit du Jura bernois se fichent éperdument d’être représentés à Berne, soit ils ne se reconnaissent pas dans le message porté par les candidats. Avec une campagne pratiquement inexistante dans la région, on ne pourra pas leur en vouloir.

Il est peut-être aussi temps pour les nombreux perdants d’hier de réfléchir à demain. Si la Question jurassienne permet de mobiliser une certaine frange de l’électorat, elle n’est plus une priorité pour tous ceux qui ont déjà tourné la page. Une fois le sort de Moutier tranché, cette Question n’existera plus, à part dans les esprits grincheux des mouvements de lutte.

Il sera alors temps pour les partis et candidats de la région de réfléchir à de vrais programmes d’avenir, et même pourquoi pas de s’unir, pour porter et développer le Jura bernois dans un esprit positif, plutôt que de continuer à construire leurs carrières sur la division, avec le regard constamment tourné vers le passé. » /ast


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