Une campagne pour prévenir les passeurs d’argent

Les forces de l’ordre ont lancé une campagne nationale pour lutter contre ce phénomène.
Une campagne pour prévenir les passeurs d’argent

Les forces de l’ordre ont lancé une campagne nationale pour lutter contre ce phénomène 

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C’est une forme d’escroquerie dans laquelle les victimes peuvent aussi se retrouver coupables…. Plusieurs corps de police, dont celle du canton de Berne, ont lancé jeudi une campagne de prévention sur le thème des passeurs d’argent, aussi appelés money mules. Un film a notamment été réalisé. Il raconte l’histoire de Marie qui se retrouve en train d’exercer une activité illégale à son insu. L’arnaque commence généralement par une offre d’emploi sur internet pour recruter un agent financier. La police indique que les annonces du genre font miroiter d’importantes commissions pour une charge de travail dérisoire et n’exigent généralement aucune formation préalable. Elle souligne que ces fausses sociétés disposent souvent d’un site internet crédible ou qu’elles usurpent le nom de sociétés existantes. 


Des conséquences pénales possibles pour les victimes

Concrètement, les personnes engagées sont censées recevoir de l’argent sur leur propre compte, le retirer, puis l’envoyer à l’étranger. En contrepartie, les passeurs touchent une commission. Ces montants proviennent toutefois presque toujours d’activités illicites du crime organisé, telles que le trafic de drogue ou la traite d’êtres humains.

La police indique que d’un point de vue juridique, les money mules encourent de véritables risques en matière de poursuites pénales. Elles se rendent punissables de blanchiment d’argent en contribuant au transfert de capitaux illégaux.

La police cantonale bernoise souligne que le nombre de cas de fraudes numériques est en forte hausse ces dernières années. Dans le seul canton de Berne, il a augmenté de 23% l’an dernier. /comm-alr


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