Rouvrir les restaurants dès le 22 mars

Les restaurants doivent pouvoir rouvrir leurs portes le 22 mars. Le Conseil national a approuvé ...
Rouvrir les restaurants dès le 22 mars

Les restaurants doivent pouvoir rouvrir leurs portes le 22 mars. Le Conseil national a approuvé mercredi d'une courte tête une déclaration en ce sens. Il met ainsi une pression supplémentaire sur le Conseil fédéral

La majorité bourgeoise au Conseil national veut un changement de stratégie au niveau fédéral. (photo: Keystone/Peter Klaunzer) La majorité bourgeoise au Conseil national veut un changement de stratégie au niveau fédéral. (photo: Keystone/Peter Klaunzer)

Par 97 voix contre 90 et 6 abstentions, la majorité bourgeoise du Conseil national « invite instamment » – c’est la formule officielle – le Conseil fédéral à permettre la réouverture des restaurants le 22 mars. La déclaration adoptée mercredi matin n’est pas contraignante, mais elle met une pression supplémentaire sur le gouvernement. D’ici au 19 mars, le parlement pourrait aussi inscrire dans la loi Covid cette réouverture du 22 mars. La conseillère nationale UDC Céline Amaudruz a expliqué les raisons de cette action à la tribune. Selon elle, le Conseil fédéral doit changer sa stratégie en profondeur :

Céline Amaudruz : « Nous avons assez sacrifié sur l’autel du Covid »

La gauche et la majorité des Vert’libéraux se sont opposées, non pas à la réouverture des restaurants, mais au procédé qui interfère dans les compétences du Conseil fédéral. Tous les élus romands de l’UDC, du PLR, du groupe du Centre et des Vert’libéraux ont soutenu la déclaration. Sauf deux, qui ont voté avec la gauche, le libéral-radical neuchâtelois Damien Cottier et la PDC fribourgeoise Christine Bulliard. Et pourtant, Christine Bulliard est restauratrice. Elle estime que la date du 22 mars est proche et que les inconnues sont encore nombreuses :

Christine Bulliard : « Je suis la première à vouloir rouvrir, mais…»

Selon notre correspondant à Berne Serge Jubin, la majorité bourgeoise au Conseil national a brassé de l'air ce matin. La déclaration n'est pas contraignante. Il estime surtout qu'elle n'est pas nécessaire alors que les avis sont unanimes : tout le monde souhaite une réouverture rapide des restaurants. Reste que la pandémie n'est pas encore vaincue, rappelle-t-il. Le « coup de force » du National pourrait ainisi donner de faux espoirs à la population. Dans son commentaire, il en appelle à la responsabilité du parlement. /sju-oza


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