L'industrie régionale toujours au ralenti

La Chambre d'économie publique du Jura bernois a présenté jeudi son baromètre industriel. Les ...
L'industrie régionale toujours au ralenti

La Chambre d'économie publique du Jura bernois a présenté jeudi son baromètre industriel. Les sondages prospectifs pour le prochain trimestre font état d'un volume d'affaires stable à un bas niveau 

Le directeur de la CEP, Patrick Linder, a présenté jeudi matin les conclusions du baromètre industriel pour le prochain trimestre. Le directeur de la CEP, Patrick Linder, a présenté jeudi matin les conclusions du baromètre industriel pour le prochain trimestre.

L’industrie régionale s’attend à poursuivre une activité à bas régime jusqu’à l’été. C’est ce qui ressort du deuxième baromètre industriel de la Chambre d’économique publique du Jura bernois dévoilé jeudi matin. Cet outil de compréhension mesure chaque trimestre les anticipations des entrepreneurs de l’Arc jurassien. Pour les trois prochains mois, ils s’attendent à une prolongation d’un mode de fonctionnement au ralenti comme c’est déjà le cas depuis l’été dernier. Le volume d’affaires attendu reste à un niveau bas. Les explications de Patrick Linder, directeur de la CEP: 

« C’est un fonctionnement à niveau restreint qui n’est pas durable » 

Pour l’instant, cette dynamique fortement limitée par la crise sanitaire ne menace pas les entreprises régionales qui gardent la tête hors de l'eau grâce au chômage partiel notamment mais Patrick Linder appelle à la prudence pour l’avenir : « cette situation n’est pas durable, les dommages se feront ressentir sur le long terme ». Une amélioration de la conjoncture ne dépend pas des conditions épidémiologiques au niveau national. Seule une réponse globale, au niveau de l’industrie mondiale, permettra de remettre les machines en marche comme l’explique Patrick Linder :

« L’enjeu pour l’industrie suisse se situe au niveau de la propagation mondiale du virus » 

La CEP a également profité de ce second baromètre de l’année pour questionner les entreprises sur leur rapport au télétravail après un an de pratique. Leurs réponses montrent que cette solution pourtant vivement encouragée par les politiques n’est pas adéquate au secteur secondaire. Uniquement un à deux postes sur dix peuvent être assurés à distance dans les PME de la région. Les tâches liées à la production, au montage ou encore au contrôle nécessitent une présence sur site des collaborateurs souligne le directeur de la CEP. Du côté des employés des entreprises sondées, une majorité semble préférer le travail in situ plutôt qu’à distance. /nme


 

Actualités suivantes

Articles les plus lus