Discussion animée autour du 30km/h de nuit au Conseil de ville de Bienne

Le Conseil de ville de Bienne s’est réuni jeudi au Palais des Congrès. Il a notamment été question ...
Discussion animée autour du 30km/h de nuit au Conseil de ville de Bienne

Le Conseil de ville de Bienne s’est réuni jeudi au Palais des Congrès. Il a notamment été question de mobilité et d’espace public

Le 30km/h de nuit pourrait être mis en place à Bienne. (Photo : archives) Le 30km/h de nuit pourrait être mis en place à Bienne. (Photo : archives)

Le Conseil de Ville de Bienne s’est réuni jeudi soir au Palais des Congrès. La mobilité était déjà au menu de cette séance avec le postulat des Verts intitulé « 30km/h de nuit ». On peut dire qu’il a inspiré les autres élus. Cinq textes en lien avec la mobilité ou la place du vélo en ville de Bienne ont été déposés.

C’est toutefois le dernier texte abordé de la soirée qui a fait le plus parler de lui. Il s’agit du postulat de la verte Myriam Roth, intitulé « 30km/h de nuit ». Si cette dernière ne souhaite pas généraliser cette pratique sur tout le territoire de la cité seelandaise, elle veut l’intégrer intelligemment, là où cela a du sens. Elle indique dans son argumentation que le passage au 30km/h amène une diminution de l’ordre de 2 à 3 décibels, soit l’équivalent d’une baisse de 35 à 50% du trafic.

Myriam Roth, conseillère de ville Les Verts

Une proposition qui n’était pas du goût de la droite et notamment de l’UDC, à l’image de Jürg Scherrer qui a pris la parole pour son groupe. Pour lui cette proposition veut juste « chicaner ». Luca Francescutto, également de l’UDC et policier de profession, a tenu à expliquer à la tribune que les zones 30 sur les axes importants peuvent entraver le travail des services d’urgences. En intervention, ils peuvent dépasser la limitation, toutefois dans une zone 30, les services d’urgences peuvent aller jusqu’à 70 km/h, au-delà, le conducteur tombe sous la loi Via Sicura.

Luca Francescutto, conseiller de ville UDC

Au final, le texte a donc été accepté par le parlement. Le Conseil municipal de Bienne va donc devoir étudier la possibilité d’introduire une limitation de vitesse à 30km/h de nuit, sur certains tronçons. Il a déjà précisé vouloir attendre les conclusions d'une étude menée à Lausanne.


Le vélo au cœur de nombreux textes déposés

Le parti socialiste l’avait annoncé dans le courant du mois de février lors d’une conférence de presse. Il veut faire de la cité seelandaise une ville cyclable. Le parti à la rose a entamé son offensive jeudi soir en déposant trois postulats : « se déplacer à vélo à Bienne doit aussi être possible en hiver », « mélanger les piétons et les cyclistes à la rue Marcelin-Chipot, bonne ou fausse bonne idée ? » et « les pistes cyclables commandées doivent être prévues dans le plan sectoriel pour le vélo ». « Faisons de Bienne une ville cyclable : une offensive vélo maintenant », une motion interpartis a également été déposée.

De son côté, la droite a également réagit dans un postulat nommé « La ville de Bienne doit rester une ville accessible au trafic motorisé ». Dans ce texte, l’agrarien Olivier Wächter demande au Conseil municipal d’analyser les coûts engendrés par les mesures de mobilité douce sur la commune de Bienne en trois phases (2025, 2030 et 2050). Autre requête, la présentation d’un rapport complet au sujet des stratégies de mobilité concernant les périodes de 2022 à 2050 tout en s’engageant à respecter la proportionnalité entre les divers usagers de la mobilité sur l’ensemble du territoire communal.

Entretien avec Olivier Wächter, conseiller de ville UDC

Le reste en bref

L’espace public utilisé à des fins commerciales doit être compensé. Bettina Epper (Les Verts) proposait qu’une surface équivalente de stationnement soit supprimée sur le territoire communal. Une motion inacceptable par le groupe UDC/Les Confédérés et même qualifiée de désobligeante envers les commerçants et les automobilistes. Le parti socialiste romand de son côté a parlé du besoin d’avoir de réels espaces publics, tout en disant suivre les recommandations du Conseil municipal. Celui-ci proposait d’accepter le texte sous la forme d’un postulat et de le radier du rôle comme étant réalisé. L’exécutif seelandais n’a été suivi qu’à moitié puisque le Conseil de ville a accepté le postulat mais ne l’a pas radié.

Les élus ont accepté à une large majorité les réorganisations de la Direction de la formation, de la culture et du sport ainsi que celle de la Direction des finances. Certains départements vont être créés dans ces directions tandis que d’autres vont être réunis.

A noter qu’une bougie a brûlé durant toute la séance. Une initiative de la présidente du Conseil de ville, Salomé Strobel. Cette dernière a tenu a rappelé que « nos problèmes sont petits » en rapport de la situation vécue en ce moment par les habitants de l’Ukraine. /sbo


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