Faire son école de police en français à Bienne, c’est possible depuis une année. La police cantonale bernoise présentait mercredi à la presse la particularité de cette école et a tiré un bilan de sa première année de cours dans la cité seelandaise.
Ce jour-là, les aspirants et aspirantes apprenaient les techniques de sécurité : comment immobiliser une personne et lui mettre des menottes. Les apprentis policiers étaient accompagnés de deux instructeurs. Point important : ici, ça ne parle que français.
Depuis le 1er avril 2021, les aspirants romands peuvent réaliser leur formation directement à Bienne. Avant, celle-ci se déroulait à Ittigen, non loin de Berne. Les participants étaient tenus de dormir en caserne. Difficile donc de concilier vie professionnelle et vie privée. Proposer un cursus équivalent en terre biennoise faisait donc sens, comme l’explique le chef de l’école de police à Bienne, Christian Ruch.
Christian Ruch : « On a gagné en proximité et les aspirants travailleront à Bienne ou dans le Jura bernois »
Mais est-ce que quelques cours d’allemand suffisent à se préparer aux réalités du terrain ? Pour le responsable de la formation francophone à Bienne, c’est surtout en dehors des salles de cours que l’apprentissage de la langue se fait le mieux.
Christian Ruch : « Une des compétences très importantes chez nous, ce sont les compétences sociales »
L’école de police à Bienne peut accueillir jusqu’à 14 aspirants. La dernière volée en compte neuf– quatre hommes et cinq femmes. Parmi celles-ci : Emilie, ancienne athlète de 32 ans originaire d’Ipsach. Elle songeait depuis 15 ans à s’engager dans les forces de l’ordre.
Emilie : « C’est le métier varié avec une partie bureau et une partie extérieure qui m’a attiré »
Comme dans le reste du canton, la formation se déroule sur deux ans. L’école francophone de police de Bienne peut compter sur quelque 40 formateurs de la région. /ddc









