Sec en mars, frais et humide en avril : les agriculteurs ont parfois du mal à anticiper les caprices de la météo. Ces derniers peuvent entraver la planification de certains travaux
Un début de printemps frais et plutôt bien arrosé : la météo joue avec les nerfs de ceux qui attendent le retour du soleil et de la douceur. Les agriculteurs, eux aussi, doivent composer avec ces conditions capricieuses et difficiles à anticiper. Le président de la Chambre d’agriculture du Jura bernois, Martin Kohli, se montre à la fois confiant et philosophe : « Nous avons toujours dû nous adapter à la météo. Ce n’est pas le temps qui s’adapte à nous », souligne-t-il. Selon lui, ceux qui ont pu épandre leurs engrais en mars ont le sourire. C’est un peu plus compliqué pour les autres. Autre exemple : l’an dernier, Martin Kohli a pu procéder au désherbage mécanique de ses terres à l’aide d’une hersetterie. Impossible cette année puisque la manœuvre exige plusieurs jours de beau temps d’affilée.
Les années passent mais ne se ressemblent pas côté météo. Et le changement climatique amène une nouvelle part d’incertitude selon Martin Kohli : « Je pense que ça sera plus difficile, mais il faut aller de l’avant ». Le président s’inquiète surtout des nouvelles lois, contraintes ou modes d’exploitation réfléchis il y a plusieurs années et qui ne prennent pas en considération les évolutions climatiques.
Martin Kohli reste optimiste pour l’année 2023, notamment en ce qui concerne les fruitiers. La floraison est un peu retardée selon lui, mais la pluie et les nuages réduisent le risque de gelée. /oza









