Qu’il soit melon, cloche ou haut-de-forme, le chapeau n’a aucun secret pour Michel Curchod. A Berne, le spécialiste nous ouvre les portes d’un métier en voie de disparition, qui est une passion avant tout
Quel est le point commun entre Indiana Jones, Charlie Chaplin et Zorro ? Ces trois personnages ont rendu leur chapeau célèbre. La Matinale RJB s’intéresse à cet accessoire ce mercredi dans sa chronique à la découverte des métiers particuliers. Et plus précisément à la personne qui le vend.
Michel Curchod est chapelier. Il n’est pas fou, juste passionné et il nous a ouvert les portes de son univers dans sa boutique en vieille ville de Berne, casquette sur la tête. Le commerçant, met un point d’honneur à la distinction entre deux métiers de chapellerie différents. « L’encyclopédie du couvre-chef fait la différence entre le chapelier fabricant et le chapelier commerçant, duquel je relève », précise-t-il.
Michel Curchod : « On n’achète pas un chapeau comme on achète une paire de chaussettes »
Avant d’être un accessoire de mode, le chapeau a une fonction. Il permet en premier lieu de protéger du froid, des intempéries et du soleil. Mais il est aussi symbolique. Michel Curchod aime rappeler l’histoire du chapeau melon : « Celui-ci est assimilé à la City londonienne. Mais à l’origine, il était porté par les serviteurs des nobles anglais pour partir à la chasse, notamment ». Par la suite, le chapeau melon fait son entrée dans la noblesse grâce à sa coque dure, qui offre une protection contre les coups de branches d’arbres lors d’un trajet à cheval.
Chaque tête trouve son chapeau
« Je n’ai pas une tête à chapeau ». Tout le monde connait quelqu’un qui a prononcé ces mots. Michel Curchod l’admet, « il y a des visages plus difficiles à chapeauter que d’autres ». C’est là que son expertise est bénéfique. En fonction de la forme du visage et du tour de tête, il proposera un couvre-chef adéquat. Après, tout est une question de goût.
Michel Curchod : « Les visages en rondeur sont plus faciles à chapeauter »
La culture populaire influe beaucoup sur la mode des chapeaux. En ce moment, la casquette est en vogue, grâce au succès de « Peaky Blinders », qui prend place dans les années 1920 à Birmingham, au cœur d’une famille de criminels. L’intitulé de la série télévisée fait directement référence aux casquettes des protagonistes dans lesquelles des lames de rasoir sont cachées.
La semaine prochaine, La Matinale part à la découverte du métier d’apiculteur. Rendez-vous le 3 mai à 7h15 sur RJB. /ddc










